Eric Cantona, à Paris, le 7 juin 2026. (DIMITAR DILKOFF / AFP)






Eric Cantona : Un Artiste aux Multiples Talents

L’ancien footballeur, acteur, et désormais chanteur, Eric Cantona est l’invité exceptionnel toute cette semaine du Monde d’Elodie à l’occasion de la sortie de son tout premier album « Perfect Imperfection ».

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Temps de lecture : 3 min

Eric Cantona, à Paris, le 7 juin 2026.
Eric Cantona, à Paris, le 7 juin 2026. (Dimitар Dilkoff / AFP)

Eric Cantona a longtemps raconté des histoires avec ses gestes, ses regards et ses silences. Depuis le 13 mars 2026, avec son album Perfect Imperfection, il les raconte avec sa voix. Il a été footballeur professionnel, son jeu et sa présence sur le terrain ont marqué l’histoire du football français et international. Il est également acteur, peintre, producteur, poète parfois et désormais chanteur. Pourtant, on a le sentiment que tout cela raconte finalement la même chose : une liberté farouche de ne jamais se laisser enfermer dans une seule vie.

Le fil rouge de sa carrière

franceinfo : Si votre vie était une œuvre composée de plusieurs chapitres, quel serait, selon vous, le fil qui relie tout ce que vous avez fait ?

Eric Cantona : Un sentiment vital de liberté. Un sentiment vital de devoir s’exprimer par toute forme d’art, à partager ou pas.

La célébration des buts

Vous êtes encore aujourd’hui une icône. On voit encore votre maillot dans les magasins. Vous ressentiez de la joie, vous aviez le sentiment de pouvoir vous exprimer à ce moment-là, quand vous marquiez des buts ?

Il y a des moments où je n’étais plus là. Il m’est arrivé de faire des trucs, quand je les revois…

« Une fois, j’ai tellement célébré que je suis carrément revenu dans mon camp. »

C’est là que j’ai appris qu’en fait, si on se regroupe tous dans notre camp et que les adversaires mettent le ballon au centre et que l’arbitre siffle, ils peuvent aller marquer alors qu’on était tous en train de nous congratuler. C’est pour ça, je crois, que c’était Guy Roux qui a dit à chacun de se replacer. Je ne savais pas où j’étais parti, c’était un but à la dernière minute, à Metz avec Auxerre, un coup franc.

Une déclaration de confiance

Vous faites aussi presque un acte de foi dans cet album avec la chanson We’ll Believe In Ourselves. C’est même presque une déclaration de confiance face au doute. Vous avez toujours fonctionné à l’intuition. Est-ce que vous vous sentez électron libre ?

Je pense que je le suis, mais j’ai toujours tendance à me dire que je pourrais l’être plus. Vous évoquez We’ll Believe In Ourselves, c’est le Désérteur de Boris Vian. On a 18 ans, on est là, on s’aime, on est deux amoureux et j’entends l’orage, j’entends le bruit de la guerre. Il y a des frontières, on va franchir les barrières, on a le temps de mourir.

Des images poétiques dans son album

Dans l’ensemble de l’album, on retrouve beaucoup d’images fortes de loups, la nuit, la lumière, la route, le soleil aussi. Presque comme un poème ou même un tableau, vous avez un regard de peintre.

Je pars souvent sur des images cinématographiques, je me voyais sur une grande ligne droite, le lever du soleil le matin, comme ça, et on roule, et on roule, et on roule. L’horizon a l’air si proche et, en même temps, si loin. Qu’est-ce qu’il y a derrière ? Et puis on avance et on ne garde pas de force pour le retour.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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