Donald Trump affirme dans une lettre au Congrès américain que les "hostilités" contre l'Iran






Courrier de Donald Trump au Congrès

Dans ce courrier adressé à des responsables, le président des États-Unis assure respecter le délai théorique de 60 jours, après lequel les parlementaires doivent donner leur aval à la force militaire.


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Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche avant un déplacement en Floride, le 1er mai 2026. (ANDREW LEYDEN / NurPhoto)
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche avant un déplacement en Floride, le 1er mai 2026.
(ANDREW LEYDEN / NurPhoto)

Rien ne dit encore que le conflit en Iran soit clos. Cependant, Donald Trump a déclaré que les hostilités contre la République islamique étaient « terminées ». Cela était précisé dans un courrier au Congrès consulté par le média Politico, le vendredi 1er mai, ainsi que par d’autres médias, dont l’AFP. Il a expliqué se conformer à la loi exigeant que le président américain obtienne l’autorisation du Congrès pour prolonger un conflit au-delà de 60 jours.

« Le 7 avril 2026, j’ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis été prolongé », a écrit Donald Trump. « Il n’y a pas eu d’échange de tirs entre les forces des États-Unis et l’Iran depuis le 7 avril 2026. Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées. » Ce courrier a été signé le jour de la date limite théorique pour obtenir l’autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre contre l’Iran.

Une loi adoptée en 1973 permet au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis. Cette même loi exige que le président, s’il engage des troupes plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, distincte d’une déclaration de guerre. Les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l’Iran, sans succès.

Cependant, certains élus républicains ont averti que, passé ce délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l’exécutif qu’il obtienne une autorisation du Congrès. Récemment, l’administration Trump avait semblé vouloir jouer la montre. Le secrétaire d’État à la Défense, Pete Hegseth, avait déclaré que « l’horloge des 60 jours était suspendue » en raison du cessez-le-feu en cours, donnant ainsi à Donald Trump encore plus de temps.

« Ceux qui demandent ne sont pas des patriotes », avait affirmé le président américain lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche, en référence aux élus qui exigent que la loi de 1973 soit respectée. Après avoir laissé entendre qu’il ne comptait pas obtenir de feu vert au Congrès, il semble avoir voulu ménager les apparences.

Malgré tout, plusieurs élus démocrates ont souligné que la présence continue de forces américaines dans la région suggérait une poursuite des opérations militaires. Donald Trump a récemment renouvelé sa menace de « pulvériser » la République islamique en cas d’échec de la diplomatie, précisant qu’il n’était « pas satisfait » d’une nouvelle offre de l’Iran pour relancer les négociations de paix.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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