La troupe du spectacle "The Last Ship" à la Seine musicale le 19 février 2026. (ETIENNE PRESUMEY / RADIO FRANCE)






Sting et Shaggy au Monde d’Élodie

Sting et Shaggy sont les invités exceptionnels toute cette semaine du Monde d’Élodie, à l’occasion du spectacle « The Last Ship » de Sting, qui se joue jusqu’au 8 mars 2026. Épisode 4 : La voix et l’espoir.

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La troupe du spectacle
La troupe du spectacle « The Last Ship » à la Seine musicale le 19 février 2026. (ETIENNE PRESUMEY / RADIO FRANCE)

Sting et Shaggy incarnent la réussite avec des parcours de vie inspirants qui n’étaient pas tracés. Cela leur a demandé d’y croire, de s’accrocher et de se battre en plus de beaucoup travailler. Ils sont tous les deux issus d’un milieu modeste. Leurs enfances ont été marquées par des moments de vie assez difficiles, mais ils ont eu la chance d’être toujours bien entourés, bien encadrés et d’être aimés.

La passion pour la musique

franceinfo : Vous avez eu la chance de trouver très tôt votre passion, la musique. Vous a-t-elle sauvée, cette musique ?

Sting : Ah oui, la musique m’a sauvé. Les Beatles avaient une dizaine d’années d’avance sur moi, ils étaient d’une ville un peu comme la mienne, une ville portuaire. Ils ont conquis le monde avec leur musique et ça a ouvert la voie à la génération suivante, d’essayer de faire la même chose. Je fais partie de cette génération et j’ai eu beaucoup de chance, parce que j’ai pu vivre de ma musique en composant et donc j’ai encore cette gratitude très forte.

La rencontre avec la musique

Shaggy, à quel moment vous rencontrez-vous la musique avec votre voix à vous, ce ton, que vous avez, que vous avez créé avec un langage vocal très particulier ?

Shaggy : Je dirais que le son de ma voix s’est développé au fil du temps. J’étais à l’armée et je chantais en imitant ce que j’entendais autour de moi.

« On faisait appel à moi pour motiver les soldats avec des chansons pendant les exercices. »

À l’époque, évidemment, je ne savais pas ce que je faisais, mais ensuite, j’ai commencé à faire des enregistrements, et c’est là que le son, le côté signature de ma voix, est né. Les gens ont commencé à aimer et c’est là que j’ai commencé à faire des albums.

La découverte du potentiel

Sting, à quel moment, vous, l’enfant timide que vous étiez, avez-vous découvert que vous aviez ce potentiel et cette envie de raconter des histoires ?

Sting : Alors moi, je chantais à l’église. Au début, évidemment, c’étaient des chansons religieuses, beaucoup en latin. Je me souviens que je chantais relativement juste et je me rappelle après avoir chanté dans la salle de classe. Le prof, un jour, m’a dit : « Mais c’est toi qui chantes ? C’est toi que j’entends ? » Je ne chantais pas très bien, j’avais une voix un peu particulière et j’avais tendance à vouloir la cacher. Pendant longtemps, j’ai caché ma voix, et puis un jour, j’ai réalisé que c’était un don. J’ai participé à un certain nombre de groupes et petit à petit, vous développez votre propre style. Vous écoutez les autres, on copie parfois et puis, petit à petit, vous devenez qui vous êtes vraiment. Devenir une star, c’est avoir votre voix à vous qui ne ressemble à personne. Lui, c’est Shaggy, moi, c’est Sting, on ne se trompe pas quand on nous entend, on sait vraiment qui nous sommes.

Shaggy : C’est assez intéressant ce que tu dis, qu’on imite, qu’on copie, et c’est vrai. Moi, je me souviens que j’avais mes héros que j’aimais essayer d’imiter avant de développer mon style, comme Bill Withers.

L’espoir dans leurs parcours

Ce qui est renforcé dans ce spectacle, c’est sans conteste l’importance de croiser les destins, les histoires, les parcours de vie de celles et ceux qui ont grandi dans l’espoir plus que dans le désespoir. Ceux qui ont su transformer le désespoir en espoir. L’espoir est-il le fil rouge de l’histoire ?

Sting : L’espoir, l’ambition, la confiance que l’on peut avoir en ses amis, tout cela est absolument essentiel.

« Il faut être optimiste, bien sûr, mais surtout pas complaisant. »

Que signifie l’espoir pour vous, Shaggy ?

Shaggy : L’espoir, c’est ce qui nous fait vivre. On a toujours un espoir d’optimisme, il faut toujours rêver d’optimisme, parce que si vous laissez le pessimisme vous submerger, il pourrait y arriver.
FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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