Cette capture d'écran tirée d'images UGC publiées sur les réseaux sociaux le 28 février montre de la fumée s'élevant au-dessus de Dubaï, alors que l'Iran menait des frappes de représailles dans le Golfe à la suite des attaques américaines et israéliennes.






Conflits au Moyen-Orient : L’expérience d’une expatriée à Dubaï

Depuis le samedi 28 février 2026, l’Iran se retrouve sous les lourdes frappes des forces américaines et israéliennes. En réponse, le pays a lancé des missiles vers plusieurs États du Golfe, comme les Émirats arabes unis. Clara Guillaume, expatriée à Dubaï, témoigne des moments d’angoisse qu’elle vit dans cette région en crise.

La situation actuelle en Iran

Le 28 février, Israël et les États-Unis ont intensifié les frappes en Iran. En réponse, l’Iran a riposté avec des missiles et des drones ciblant des bases américaines situées dans le Golfe. Dubaï a été pendant un certain temps une cible iranienne. Deux témoins ont rapporté à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de l’île artificielle de Dubaï, connue sous le nom de The Palm.

Le témoignage de Clara Guillaume

Clara Guillaume, âgée de 30 ans, réside à Dubaï avec son conjoint depuis six ans. Directrice du programme de fidélité pour le groupe Accor, elle a grandi à Clermont-Ferrand jusqu’à l’âge de 17 ans. Ce samedi, elle décrit la situation comme suit : « On pense que ça n’arrive toujours qu’aux autres. Je ne suis pas en plein cœur de la ville, je suis un peu derrière le centre-ville. Avec nos amis, on s’envoie des vidéos. Ils voient les missiles depuis leur balcon. On entend des grands boums toutes les demi-heures. »

Clara se trouve à Dubaï après un voyage en République Démocratique du Congo. Elle a réussi à rentrer en avion ce samedi, alors que l’aéroport est désormais fermé au public suite aux attaques iraniennes. Elle partage ses émotions : « C’est un peu stressant. On a l’impression que ça n’allait jamais nous arriver. Quand on voit des vidéos des missiles qui passent au-dessus des buildings qu’on connaît, c’est stressant. Mais le consulat nous rassure beaucoup. Apparemment, les Émirats arrivent à tout intercepter. »

La vie quotidienne au milieu des tensions

Vue de Dubaï pendant les frappes iraniennes
Cette capture d’écran tirée d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux montre de la fumée s’élevant au-dessus de Dubaï, alors que l’Iran menait des frappes de représailles suite aux attaques américaines et israéliennes.

Dans les rues de Dubaï, selon Clara, la vie continue : « Il n’y a pas de panique générale. On prend quand même des précautions et on reste loin des vitres. » Préparée à une éventuelle évacuation, elle a constitué des sacs d’urgence. Le consulat français a conseillé de rester chez soi et d’éviter de s’approcher des fenêtres, afin de se protéger des souffles d’explosion et des débris.

L’avenir incertain

Clara, bien que sereine en apparence, reste vigilante : « Les premiers boums font un peu peur mais on s’y habitue et on se dit que ça va bien se passer. Mais le climat est angoissant. » Elle se questionne sur la durée du conflit : « On espère que cela sera réglé en 2 ou 3 jours mais les conflits dans la région ont montré que ce n’est pas forcément la norme. » De plus, elle reçoit des messages inquiets de sa famille restée en France. À l’approche de la nuit, elle se prépare : « Je veux m’assurer que tous nos amis vont bien. On va rester éveillés pour en être sûrs. Je ne sais pas si on va dormir longtemps. On espère se réveiller demain matin et que cela soit plus calme. » Les prochaines heures s’annoncent donc stressantes pour Clara et les expatriés de Dubaï.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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