Les missiles interceptés à Doha au Qatar.






L’escalade au Moyen-Orient

L’escalade au Moyen-Orient a causé la fermeture de l’espace aérien de plusieurs pays. Depuis le Qatar et les Émirats arabes unis, Julien Prandi et Devika Gueranfar, deux Azuréens, partagent leurs galères, bloqués à des milliers de kilomètres de chez eux.

Les témoignages de ceux bloqués

En provenance d’Australie, Julien Prandi, avocat au barreau de Nice (Alpes-Maritimes), faisait escale à Doha au Qatar avant de rentrer à Nice sur l’un des vols qui a été dérouté. « On a pris notre avion comme prévu à 9h (heure de Doha). Après 3h de vol, on a indiqué qu’on rentrait à Doha sans plus d’explication », explique-t-il à France 3 Côte d’Azur. C’est là que la galère commence pour les Niçois. « Arrivés à l’aéroport, on nous a mis en stand-by, puis vers 15h, on nous a invités à nous rendre au transit pour avoir un bon pour un hôtel, mais après trois heures de queue, on nous a indiqué qu’il n’y avait plus de place… » L’avocat comptabilise environ 6.000 personnes dans la même situation que lui.

Dans la soirée du 28 février, Julien Prandi et sa famille se trouvaient toujours en zone internationale de transit au sein de l’aéroport de Doha, sans bagage ni informations. Dans la nuit, autour de 5h du matin, un bon pour un hôtel leur a été fourni, mais il a encore fallu attendre des navettes. « Dans la nuit, et ce matin, on a entendu des explosions », témoigne-t-il.

Juste au-dessus de nous, on a vu des roquettes se faire intercepter. On prend conscience qu’on est vraiment au cœur du conflit.

Maître Julien Prandi, avocat niçois, bloqué à Doha à France 3 Côte d’Azur
Les missiles interceptés à Doha au Qatar.
Les missiles interceptés à Doha au Qatar. © Julien Prandi.

« Heureusement, il n’y a pas eu d’impact au sol, mais c’est une situation très stressante, d’autant qu’on n’a pas d’informations particulières, on ne sait pas quand on va pouvoir rentrer », conclut-il.

La situation de Devika Gueranfar

Plus à l’est, à Abu Dabi, Devika Gueranfar, responsable des réseaux sociaux à l’AS Monaco basket, accompagnait les U18 pour un tournoi, lorsque celui-ci a été interrompu. « Il y a eu les premières détonations juste avant le match, puis le match a été interrompu plusieurs fois. On a entendu d’autres missiles, puis on a reçu des alertes pour se confiner », explique la jeune femme enfermée dans son hôtel.

Devika Gueranfar, responsable des réseaux sociaux de l'AS Monaco Basket.
Devika Gueranfar, responsable des réseaux sociaux de l’AS Monaco Basket. © Manon Hamiot / FTV

À Abu Dabi, le conflit se tend, constate Devika. « Ce matin, on a entendu de nouvelles détonations. C’est particulier, parce qu’en France, on ne connaît pas de scènes comme ça. » Depuis, les messages d’alerte sont incessants. Voici ce qu’on peut y lire : « en raison de la situation actuelle et de la menace potentielle de missiles, mettez-vous immédiatement à l’abri dans le bâtiment le plus proche. »

Message envoyé sur les téléphones se trouvant aux Émirats arabes unis.
Message envoyé sur les téléphones se trouvant aux Émirats arabes unis. © Devika Gueranfar.

Au-delà de l’inquiétude, Devika et son équipe sont dans l’attente. Leurs vols ont été annulés et, pour le moment, l’espace aérien est toujours fermé.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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