Le Parlement adopte une loi de réparation pour les "enfants de la Creuse", des mineurs






Article sur les mineurs déplacés de La Réunion

Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs ont été déplacés de La Réunion vers 83 départements hexagonaux, principalement ruraux. Cette politique a été instaurée pour répondre au doublement de la population réunionnaise en trente ans et pour repeupler des zones rurales comme la Creuse, qui a accueilli le plus grand nombre d’enfants.

« Une nouvelle pierre mémorielle dans un long chemin de reconstruction » a été adoptée, visant à réparer les préjudices subis par plus de 2 000 enfants arrachés à leurs terres. Le 16 juin, le Parlement a adopté définitivement une loi de réparation au bénéfice des mineurs réunionnais déplacés en métropole. Ce texte a été voté à l’unanimité au Sénat, quelques mois après un vote identique à l’Assemblée nationale. Le Parlement français souhaite ainsi reconnaître les torts de l’État dans ce scandale du XXe siècle.

En résumé, « des milliers de trajectoires bouleversées par l’exil, par la séparation des familles, par la rupture brutale avec une terre, avec une langue, avec une filiation, » a souligné Naïma Moutchou, la ministre des Outre-Mer. Elle a salué l’adoption d’un « texte de justice et de dignité » qui aborde les « parts d’ombre » de l’histoire de France.

Audrey Bélim, élue de La Réunion, a également souligné la situation tragique des familles des enfants concernés, « des parents qui ont attendu en vain le retour de leurs enfants et des familles marquées pour toujours par le silence, l’incompréhension et parfois la honte. »

Le texte prévoit notamment la création d’une commission pour la mémoire et l’institution d’une journée nationale d’hommage le 18 février. Il permet également l’ouverture d’un droit à réparation, sous forme d’allocation forfaitaire versée par un fonds mis en place par l’État.

Publié le , cet article met en lumière un avenir prometteur pour les victimes, avec le soutien des autorités pour réparer les injustices du passé. La reconnaissance des traumatismes subis marque une étape significative vers une réconciliation nécessaire.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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