Un ministre israélien propose de retirer la nationalité aux réalisateurs du documentaire "NAZA"






Documentaire NAZA : Les accusations du ministre israélien Miki Zohar

Le ministre de la Culture, Miki Zohar, a accusé les créateurs du film NAZA, Yuval Abraham et Rachel Szor, de vouloir « nuire à leur patrie afin de recevoir les applaudissements des antisémites du monde entier ». Ces propos interviennent à la suite de la remise d’un prix spécial au documentaire lors de la Mostra de Venise, où le film donne la parole à des militaires israéliens accusant l’armée de causer de nombreux décès parmi les civils à Gaza.

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Rachel Szor et Yuval Abraham lors de la remise de leur prix à la Mostra de Venise, le 12 septembre 2026. (DANIELE CIFALA / NURPHOTO / AFP)
Rachel Szor et Yuval Abraham lors de la remise de leur prix à la Mostra de Venise, le 12 septembre 2026. (DANIELE CIFALA / NURPHOTO / AFP)

Le ministre israélien a fait cette déclaration le 13 septembre, déclarant vouloir déchoir de leur nationalité les réalisateurs. Selon lui, cette démarche serait une trahison envers l’État. D’autres ministres ont également critiqué le documentaire, en particulier le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a qualifié les réalisateurs de « honte et source d’embarras pour tout le peuple d’Israël ».

La déchéance de nationalité est envisageable en Israël, bien que rarement appliquée. La Cour suprême a validé en 2022 la possibilité pour l’État de déchoir des personnes de leur nationalité si elles manquent de loyauté, notamment en commettant des actes d’espionnage ou de trahison. La législation a été étendue en 2023 pour inclure les personnes condamnées pour des actes de terrorisme.

Le documentaire NAZA repose sur des témoignages anonymes de 24 membres de l’armée et des services de renseignement israéliens, exposant la façon dont les forces israéliennes tuent de nombreux civils dans le cadre de la guerre contre le Hamas à Gaza. D’une durée de 80 minutes, les témoignages révèlent comment divers systèmes technologiques, y compris l’intelligence artificielle, ont permis à l’armée israélienne de localiser, via les téléphones portables, des membres présumés du Hamas ainsi que leurs familles, pour ensuite les frapper indistinctement chez eux.

Le terme NAZA serait un acronyme utilisé dans l’armée israélienne pour désigner le nombre estimé de civils tués lors des frappes. Un des témoins interviewés a expliqué que les militaires ont accès à un outil leur permettant de savoir combien de personnes se trouvent dans chaque logement à Gaza, et ainsi déterminer qui sera touché lors d’un bombardement.

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FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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