Imported Article – 2026-09-14 15:37:02






Découverte du Château d’Ussé

Le « 13h Découverte » vous emmène en voyage dans le Val-de-Loire, au cœur de l’histoire de France, réputé pour ses multiples châteaux. Aujourd’hui, nous découvrons le château d’Ussé, surnommé le château de la « Belle au bois dormant », car il aurait inspiré Charles Perrault pour son célèbre conte. Construit au XVe siècle et domaine privé depuis plus de 200 ans, il laisse les visiteurs rêveurs.

Un château à l’histoire romantique

C’est l’un des châteaux les plus romantiques de France. Depuis des siècles, il domine la vallée de l’Indre avec ses tours, ses toits pointus et ses jardins à la française. Il semble tout droit sorti d’un conte de fées. « Il y a un côté magique, il y a un imaginaire », admet Stanislas de Blacas, fils du propriétaire du château d’Ussé (Indre-et-Loire). « Il est magnifique, quand on le voit de la route », confie une visiteuse. La légende raconte que c’est ici que l’auteur Charles Perrault aurait trouvé l’inspiration pour son célèbre conte La Belle au bois dormant.

Des liens avec la famille Perrault

Stanislas de Blacas souligne que « on sait qu’il est venu de nombreuses fois et on a des échanges de lettres dans lesquels Charles Perrault remercie le marquis de Valentinay, lui vante la beauté du lieu, et dit dans l’une d’elles s’en être inspiré pour son conte ‘La Belle au bois dormant' ». Stanislas est l’un des héritiers du château, acheté par sa famille en 1807. Les fondations datent des Vikings. Au Moyen Âge, une première forteresse apparaît : « On est très proche de la guerre de Cent ans, et on trouve encore cette architecture militaire, austère, avec des petites fenêtres, des petites ouvertures… On retrouve les machicoulis », explique le châtelain.

Une transformation à travers le temps

Puis, la Renaissance apporte l’élégance et de grandes ouvertures. Ussé change de visage au gré des modes architecturales. « Aujourd’hui, on ne rajoute pas un rooftop avec un jacuzzi sur le toit du château parce que c’est à la mode et qu’on en a envie. Il y a 200 ans, on ne s’embêtait pas sur ce genre de choses, on avait besoin de relier la cuisine, on créait une galerie, on avait besoin de faire ce genre de choses, on le faisait », indique encore Stanislas de Blacas.

Un héritage artistique et paysager

Au XVIIe siècle, le propriétaire fait appel aux plus grands pour façonner les extérieurs : Vauban pour les terrasses et Le Nôtre, le jardinier de Versailles. « C’est extraordinaire. On aurait envie de revenir en arrière, de revivre à l’époque des petits moments particuliers, des petits moments de faste », confie un visiteur, très impressionné. Une autre se laisse aussi porter : « Rester dans le château, nous offrir une nuit, une journée entière avec les vêtements d’époque… »

À l’intérieur du château

À l’intérieur du château, tout invite à la rêverie. La chambre du roi, avec un lit digne d’une princesse et des tissus du XVIIIe siècle. Un cabinet italien tout en ébène, incrusté de nacre et d’ivoire, renferme bien des mystères. « Les portes, par exemple, ne s’ouvraient plus. Et en les ouvrant, j’étais là : ‘Chouette, on va trouver des lingots ou une correspondance ou des objets.’ Et en fait, rien du tout », raconte Béatrix de Limburg Stirum, fille du propriétaire du château d’Ussé. Pas de trésor dissimulé dans les 43 tiroirs, mais des objets qui émerveillent. « Ça, c’est un petit cachet XIXe d’une ancêtre, j’imagine », montre Béatrix, en tendant l’objet à une visiteuse.

La vie de famille dans un décor féérique

Mais derrière les portes, il y a aussi une vie plus intime, une vie de famille dans un décor de conte de fées. Sur la grande table de la salle à manger, le temps semble s’être arrêté. « Ça, ce sont nos couverts. D’ailleurs, ils sont archi-usés à force de servir. La verrerie, on la sort avec plaisir. Nos salières, l’huilier de mes arrière-grands-parents. C’est vraiment notre vaisselle », explique Béatrix. De l’argenterie qui a connu d’illustres convives : Charles Perrault, mais aussi Voltaire, Rousseau, Chateaubriand et bien d’autres. « Au XXe siècle, moi je n’étais pas là, mais il y a eu le roi d’Éthiopie, Haïlé Sélassié, qui s’est assis [ … ] avec sa femme. Et mes arrière-grands-parents et papa étaient présents à cette table », précise encore Béatrix.

Une gestion familiale aux airs de conte

Aujourd’hui, le château est géré uniquement par les membres de la famille. La bibliothèque est un lieu incontournable pour continuer d’écrire l’histoire et travailler sur les projets de restauration. Mais c’est aussi l’occasion pour le frère et la sœur de se remémorer leur enfance. « Rien n’est interdit à Ussé », assure Béatrix. « Là, c’était la niche du labrador », se souvient Stanislas. « Mon père râlait un petit peu parce que pour travailler, quand il y a le défilé des trois enfants et du chien, ce n’est pas facile. Mais ce n’était pas interdit », partage-t-il avec le sourire aux lèvres.

Chaque année, plus de 100.000 visiteurs viennent percer les secrets de cette histoire familiale et découvrir ce château de contes de fées où la magie ne semble jamais s’éteindre.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *