Un agent de police se tient devant la grille du musée Auguste-Renoir de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), où plusieurs œuvres ont été volées dans un cambriolage, le 8 septembre 2026. (VALERY HACHE / AFP)






Cambriolage au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer

Les voleurs ont pénétré par effraction dans la dernière demeure du peintre impressionniste peu avant 6 heures, et ont réussi à prendre la fuite. Une enquête est ouverte.

Publié ,
mis à jour

Temps de lecture : 3 min

Un agent de police se tient devant la grille du musée Auguste-Renoir de Cagnes-sur-Mer, où plusieurs œuvres ont été volées dans un cambriolage, le 8 septembre 2026.
Un agent de police se tient devant la grille du musée Auguste-Renoir de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), où plusieurs œuvres ont été volées dans un cambriolage, le 8 septembre 2026.
(VALERY HACHE / AFP)

C’est une nouvelle démonstration des failles de sécurité des musées français. Le musée Renoir, situé à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), a été victime d’un cambriolage tôt dans la matinée du mardi 8 septembre. Les malfaiteurs ont dérobé quatre œuvres, avant d’en abandonner deux dans leur fuite. Une enquête a été ouverte. Voici ce que l’on sait de cette affaire.

Des œuvres découpées à la scie

L’alerte a été donnée à l’aube. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’alarme du musée s’est déclenchée peu avant 6 heures. Elle est reliée au système Ramses, qui transmet à la police nationale les alertes venant de sites sensibles. Deux personnes ont été vues sur les caméras de surveillance par la police municipale, en train de dérober plusieurs tableaux exposés dans ce musée, installé dans la dernière demeure du peintre impressionniste Auguste Renoir (1841-1919).

L’alarme du musée « s’est déclenchée à 5h48 », explique sur Facebook le maire RN de la ville, Bryan Masson. « À 5h53, soit cinq minutes [après l’alerte], notre police municipale était sur place ». Une source policière affirme à France Télévisions que les cambrioleurs ont sectionné le grillage de la villa avec une scie métallique, tout comme les pistons servant à accrocher les œuvres. Une baie vitrée a également été dégradée, selon la police. « Il s’agit vraisemblablement d’une commande, vu l’équipement et l’acharnement des cambrioleurs, mais l’enquête le dira », affirme Bryan Masson à ICI Azur.

Quatre œuvres volées, dont deux abandonnées par les voleurs dans leur fuite

Selon les informations de la police municipale citées par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, les deux cambrioleurs ont fui avant l’arrivée des forces de l’ordre sans laisser de trace sur la direction prise. Quatre tableaux « sur les douze que comprend le musée » ont été décroché par les voleurs, a confirmé Bryan Masson lors d’une conférence de presse. Il s’agit principalement de portraits, tous issus de la même salle d’exposition, selon la police : Portrait de Madame Stephen Pichon, Portrait de Madame Colonna Romano, Jeune Femme au puits et le très connu Coco lisant.

Selon le maire et la police, les suspects ont abandonné deux des quatre tableaux dans le jardin du musée Renoir au cours de leur fuite. « L’une des œuvres retrouvée dans le jardin est ‘Madame Pichon’ de Renoir. Je ne sais pas encore dans quel état elle est », précise auprès d’ICI Azur Caroline d’Amat, adjointe à la culture, au patrimoine et au mécénat de la municipalité de Cagnes-sur-Mer. La deuxième n’a pas encore été identifiée et est dans les mains de la police judiciaire, selon la même source. Les quatre tableaux dérobés pourraient valoir au total 9 millions d’euros, d’après l’élue, citée par France 3. Une enquête a été ouverte par le parquet de Grasse, qui a saisi la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée. Le musée a été fermé au public jusqu’à nouvel ordre.

La sécurité des musées français de nouveau en question

« Ces faits sont particulièrement graves » et « confirment (…) la nécessité d’engager sans attendre le vaste plan de sécurisation de nos musées et de protection de nos œuvres d’art auquel je me suis engagé », écrit le maire Bryan Masson sur Facebook. Mais ils ravivent des interrogations qui dépassent cette seule commune des Alpes-Maritimes, près d’un an après le casse retentissant au sein du Louvre, le musée le plus fréquenté au monde, pour un préjudice estimé à 88 millions d’euros, dont le butin n’a pas été retrouvé.

Depuis, le ministère de la Culture a fait de la sécurité des musées une priorité, que l’actualité se charge régulièrement de rappeler. Fin juillet, un collier en or appartenant au Trésor de Vix, enfoui il y a 2.500 ans en Bourgogne, a été dérobé en pleine matinée dans un musée de Châtillon-sur-Seine (Côte d’Or), déjà visé par deux précédentes tentatives de cambriolage. Début juillet au nord de Strasbourg, des voleurs avaient également mis la main sur des pièces de joaillerie au musée Lalique de Wingen-sur-Moder, pour un préjudice estimé à plus de 4,5 millions d’euros.

Dans un plan de 33 mesures dévoilé en juillet, le ministère de la Culture recommande notamment de retirer temporairement certaines pièces des vitrines. Il s’agit de « mettre à l’abri, dans des lieux adaptés qui seront identifiés pour chaque département, les objets les plus vulnérables dans l’attente de la sécurisation de leur présentation », expliquait-il dans un communiqué.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *