La chanteuse Céline Dion salue ses fans à son arrivée à l'hôtel Le Royal Monceau, à Paris, le 28 août 2026, en amont de sa série de concerts dans la capitale française (THOMAS SAMSON / AFP)





Céline Dion : Un retour tant attendu à Paris

Céline Dion s’apprête à remonter sur scène à Paris pour une série de concerts, et sa renaissance est suivie de près au Québec. De la jeune scène musicale aux journalistes, tous saluent l’influence et le parcours de cette « reine incontestée ».

Publié le 07/09/2026 à 12:30

Temps de lecture : 2 min

La chanteuse Céline Dion salue ses fans à son arrivée à l'hôtel Le Royal Monceau, à Paris, le 28 août 2026, en amont de sa série de concerts dans la capitale française (THOMAS SAMSON / AFP)
La chanteuse Céline Dion salue ses fans à son arrivée à l’hôtel Le Royal Monceau, à Paris, le 28 août 2026, en amont de sa série de concerts dans la capitale française (THOMAS SAMSON / AFP)

Dans cinq jours, samedi 12 septembre, Céline Dion remontera sur scène pour le premier de ses 26 concerts programmés à la Plénitude Arena jusqu’à fin mai. Le retour de la chanteuse québécoise est évidemment très attendu par des milliers de fans, dont certains sont venus de très loin. Sa renaissance est d’ailleurs observée avec tendresse de l’autre côté de l’Atlantique, chez elle, au Québec. Céline Dion reste là-bas un véritable trésor national, dont l’influence se fait sentir sur plusieurs générations.

À huit heures d’autocar de Montréal, se trouve l’une des régions les plus reculées du Québec : l’Abitibi-Témiscamingue. Un territoire marqué par des forêts, des lacs, une industrie minière omniprésente et un rendez-vous de rentrée, chaque année depuis vingt-cinq ans : le Festival de musique émergente (FME). Des concerts se déroulent chaque soir, portés par une scène québécoise florissante, avec des stars comme Vincent Roberge, alias Les Louanges.

« Il n’y a pas une fois où je vais au karaoké sans qu’il y ait une chanson de Céline », confie l’artiste. Son univers musical, bien que très éloigné de celui de la star canadienne, est infusé de l’héritage de Céline : « Je suis convaincu que tout ce qui s’est fait au Québec, et qui est rentré dans mes oreilles, s’y est logé, puis fait partie du terreau. Tout le monde est un descendant de Céline. »

« C’est quand même la reine incontestée. Personne ne remet ça en question. »

Vincent Roberge, alias Les Louanges, auteur-compositeur

Les artistes québécois n’hésitent d’ailleurs pas à reprendre des chansons de Céline Dion, comme autant de preuves d’amour, à l’image de Safia Nolin ou encore de Pierre Lapointe. En bonne institution, Céline Dion a même droit à des hommages, comme aux Francos de Montréal, en 2025. Toute une troupe d’artistes avait célébré son album « D’eux », notamment Lou-Adriane Cassidy, avec la chanson culte Pour que tu m’aimes encore.

Lou-Adriane Cassidy, elle aussi bête de scène, s’incline devant son aînée : « Je n’ai pas tant grandi dans l’appréciation de ce qu’elle faisait, et c’est à l’âge adulte que j’ai mesuré tout le génie vocal et d’interprétation, et aussi les incroyables chansons qui lui ont été données. »

« Tout le monde peut s’entendre pour dire que c’est une chanteuse exceptionnelle, comme il y en a peu. »

Lou-Adriane Cassidy, auteure-compositrice-interprète

Un attachement qui dépasse largement les seuls fans de la chanteuse, estime Philippe Renaud, journaliste musical au grand quotidien Le Devoir depuis vingt-cinq ans : « Nous, Québécois, sommes attachés à Céline Dion. Je pense que même ceux qui ne l’écoutent pas doivent reconnaître qu’elle a parcouru tout un chemin pour en arriver où elle est, c’est-à-dire reconnue comme l’une des plus grandes divas. On ne peut pas faire autrement, en tant que Québécois, que de ressentir un brin de fierté. »

Pourtant, il se souvient qu’un de ses collègues, Sylvain Cormier, avait un jour lâché un titre cinglant pour évoquer Céline Dion : « La princesse Tupperware. » Un titre qui avait d’ailleurs provoqué un incident diplomatique entre le quotidien et l’équipe de Céline Dion.

Aujourd’hui, les Québécois regardent la star reprendre le fil de sa carrière à Paris. « Je pense que tous les fans sont un peu déçus qu’elle n’ait pas décidé de relancer sa carrière chez nous d’abord », reconnaît Philippe Renaud. Le journaliste assure toutefois que les Québécois sont rassurés de voir que la chanteuse ne retourne pas à Las Vegas, dans un contexte diplomatique « pour le moins tendu entre le Canada et les États-Unis. Il y aurait eu quelque chose de l’ordre de la trahison. » L’honneur est sauf, et les radios locales peuvent continuer à célébrer la star de tout un peuple.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *