Des ONG accusent Israël de "crime de guerre" après des attaques "manifestement délibérées






Article sur les droits de l’homme et l’attaque en Liban

Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et l’organisation libanaise The Legal Agenda ont publié, jeudi 6 août 2026, des enquêtes distinctes sur une attaque israélienne survenue en avril, qui a coûté la vie à la journaliste Amal Khalil, correspondante du quotidien Al-Akhbar. Cette attaque a eu lieu alors qu’elle et sa collègue, la caméraman indépendante Zeinab Faraj, s’étaient réfugiées dans un bâtiment après qu’une frappe israélienne a visé une voiture qui les précédait.

Amal Khalil, âgée de 42 ans, a été tuée lors d’une frappe au village d’al-Tiri, alors que Zeinab Faraj a été blessée. Les deux femmes se trouvaient à proximité d’une voiture ciblée par l’armée israélienne, qui a ensuite frappé le bâtiment où elles s’étaient abritées.

D’après plusieurs ONG, dont Human Rights Watch et Amnesty International, l’attaque constitue un crime de guerre, leur rapportant que l’armée israélienne savait ou aurait dû savoir que des civils se trouvaient dans le bâtiment. Les ONG ont demandé une enquête approfondie sur ces incidents.

Amal Khalil, correspondante de longue date du quotidien Al-Akhbar, dans le village frontalier de Jebbayn, au sud du Liban, en 2024. (AFP)
Amal Khalil, correspondante de longue date du quotidien Al-Akhbar, dans le village frontalier de Jebbayn, au sud du Liban, en 2024. (AFP)

Au cours des recherches menées par HRW, il a été affirmé que l’attaque contre Amal Khalil et Zeinab Faraj constituait une « attaque délibérée contre des civils », ce qui souligne la gravité des événements. Les deux ONG ont également mentionné l’usage de drones israéliens survolant la zone avant l’attaque, ce qui, selon elles, prouve que les forces israéliennes avaient conscience de la présence des civils.

Les autorités libanaises ont en outre accusé l’armée israélienne d’entraver les opérations de sauvetage pour Amal Khalil, bel et bien vivante à ce moment-là. Ces événements tragiques doivent être considérés dans le contexte plus large d’un conflit long et complexe entre Israël et les groupes armés tels que le Hezbollah, et soulèvent des questions cruciales sur la protection des journalistes dans les zones de conflit.

Le cercueil de la journaliste libanaise Amal Khalil lors de ses funérailles, à Bissariye au Liban, le 23 avril 2026. (MAHMOUD ZAYYAT / AFP)
Le cercueil de la journaliste libanaise Amal Khalil lors de ses funérailles, à Bissariye au Liban, le 23 avril 2026. (MAHMOUD ZAYYAT / AFP)

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le conflit a coûté la vie à 15 journalistes et professionnels des médias au Liban depuis octobre 2023, soulignant davantage le danger auquel sont confrontés ceux qui cherchent à couvrir la réalité sur le terrain.

Ce genre d’événements souligne l’importance cruciale de la protection des journalistes dans les zones de conflit, ainsi que l’urgence d’une enquête internationale neutre et approfondie sur les événements tragiques qui continuent de se produire dans cette région du monde.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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