"Nous avons besoin de réponses intelligentes et de franchise : le camp de Donald Trump de plus en






Stratégie américaine en Iran : audition au Sénat

Des représentants du Sénat ont auditionné mercredi le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d’état-major des armées, Dan Caine. Les élus se sont montrés sceptiques sur la stratégie menée en Iran.

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Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, et Dan Caine, chef d'état-major des armées, le 21 juillet 2026 après leur audition au Sénat, à Washington (États-Unis). (ALEX WROBLEWSKI / AFP)
Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, et Dan Caine, chef d’état-major des armées, le 21 juillet 2026 après leur audition au Sénat, à Washington (États-Unis).
(ALEX WROBLEWSKI / AFP)

Et pour quelques milliards de dollars en plus. Aux États-Unis, la stratégie choisie par Donald Trump en Iran suscite de plus en plus d’interrogations. Le retour des opérations militaires produit ses effets. Une nouvelle hausse brutale du prix de l’essence et la mort de trois soldats américains ce week-end, sur une base des États-Unis en Jordanie, amènent les Américains à être de plus en plus critiques. C’est aussi le cas au Congrès, y compris chez certains élus républicains qui sont censés voter cette semaine une demande de rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars, une demande défendue par Pete Hegseth. Le secrétaire d’État à la défense a été auditionné mardi 21 juillet par des représentants du Sénat.

Pete Hegseth a besoin de plus d’argent. Il affirme que c’est urgent.
« Ne pas financer intégralement le ministère de la Guerre », comme il l’a rebaptisé, « ne pas lui accorder plus de moyens, c’est probablement la plus grande menace qui pèse sur notre nation ».

Devant les sénateurs, Pete Hegseth laisse entendre que dès le début du mois d’août, les caisses seront presque vides. Il a ainsi estimé que la guerre en Iran a coûté jusqu’à présent 37,5 milliards de dollars aux États-Unis, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu’à fin septembre. Cela représente une hausse de près de 30 % par rapport au dernier chiffre de 29 milliards. Il s’interroge ainsi sur le paiement des salaires et le renouvellement des stocks de munitions, mais en pleine audition publique, l’impopularité de l’action militaire qu’il mène en Iran vient troubler son argumentaire. Quatre militants sont évacués après avoir déployé des banderoles anti-guerre.

Au côté d’Hegseth, le chef d’état-major des armées doit répondre aux questions de John Neely, sénateur républicain de Louisiane. Le général Dan Caine n’aura pas droit à plus de confort. « Plusieurs de mes collègues, général, veulent que tout ce qui se passe en Iran s’arrête, la fin du blocus et le retour de nos guerriers à la maison », lance le sénateur. « Monsieur, les critères pour y mettre fin dépendent toujours de décisions politiques, nous sommes là pour en parler », reprend Dan Caine.

« Les Iraniens établiront-ils un péage sur Ormuz ? », l’interrompt John Neely Kennedy. « Monsieur, tout est très hypothétique et je n’ai pas la réponse », répond le général. « Ah non, pas hypothétique, » balaie le sénateur. « Nous devons rentrer à la maison et ça, ce n’est pas une hypothèse, général, vous le savez. Nous avons besoin de réponses intelligentes et de franchise. »

De son côté, la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen avance que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés. « Pourquoi demandez-vous au peuple américain d’assumer le coût d’une guerre qu’il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés ? », a-t-elle demandé. Selon le ministre, cet argent a été « affecté » à d’autres projets du président Donald Trump, comme le « Dôme d’or américain » ou d’autres investissements dans l’armement.

Des républicains de plus en plus sceptiques et divisés, également pendant que les sénateurs expriment leur doute. À la chambre des représentants, les députés s’activent pour que le vote soit programmé dès mercredi.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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