Dans l'Aude, des bénévoles patrouilleurs en forêt pour aider à prévenir les incendies : hier,






Prévention des incendies en France

Alors que plusieurs départements du sud de la France sont en alerte maximale aux incendies, les équipes de patrouilleurs en forêts assistent les pompiers dans la prévention et la surveillance de départs de feu.

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Des forêts et vignes brûlées par les incendies à Pouzols-Minervois dans l'Aude le 3 juillet 2026 (BOYER Claude / MAXPPP)
Des forêts et vignes brûlées par les incendies à Pouzols-Minervois dans l’Aude le 3 juillet 2026 (BOYER Claude / MAXPPP)

La saison des feux de forêts a bel et bien commencé. Six départements du pourtour méditerranéen sont en alerte maximale et les pompiers sont sur le qui-vive. C’est le cas aussi des patrouilleurs en forêts qui appartiennent aux comités communaux contre les feux de forêt. Ces bénévoles remplissent un rôle indispensable dans la lutte contre les incendies, mais aussi dans la prévention et la surveillance des départs de feu.

Parmi eux, Max et son équipe, vêtus de leurs T-shirts et casquettes oranges, s’apprêtent à partir en patrouille à Lézignan-Corbières dans l’Aude, département où l’accès aux forêts est interdit depuis le jeudi 2 juillet. Ils commencent par vérifier que tout est en ordre dans leur véhicule, un gros pick-up jaune. Ils testent le gyrophare mais aussi la cuve d’eau à l’arrière, d’une contenance de 400 litres, et la lance à incendies. « Tout est en état de fonctionnement, on va pouvoir monter dans le véhicule », annonce Max.

Dans la voiture, la radio capte le PC Forêt. « C’est notre gestionnaire opérationnel », explique Max. Les bénévoles vont passer plusieurs heures à sillonner le massif en voiture. Ce rôle de vigie permet souvent d’éviter le pire. « Pas plus tard qu’hier, nous avons réussi à éteindre deux départs de feu qui auraient pu prendre des proportions importantes, raconte Max. C’était dans des broussailles en bord de route. » Sans doute un feu déclenché par un mégot de cigarette mal éteint.

Max, Didier et Francis, mettent pied à terre. Ils doivent aussi installer des barrières à l’entrée des chemins car le massif est fermé au public. « Il y a un arrêté préfectoral pour interdire la pinède d’accès », explique Francis tandis que Didier ajoute : « Regardez les brindilles, si on jette un mégot là-dedans, ça part ! »

Ces dernières années, la pinède restant interdite d’accès tout l’été, beaucoup de promeneurs passent outre. « On tombe parfois sur des personnes un peu récalcitrantes qui ne comprennent pas bien le sens de l’interdiction », regrette Max. C’est pour leur sécurité. S’ils se font prendre au piège par les fumées, c’est dramatique. » Si les patrouilleurs rencontrent des promeneurs peu coopératifs, ils commencent par leur demander de quitter la pinède et s’ils refusent, « on alerte les forces de l’ordre », explique Max.

En tout, 48 patrouilleurs se relaient sur la commune. Tous sont bénévoles, souvent retraités. Francis est le dernier arrivé. « Il faut protéger ce massif, ce serait dommage qu’il prenne feu donc si on peut aider à éviter ça … », estime-t-il. Cet ancien fonctionnaire s’est engagé après l’incendie monstre de l’an dernier dans le massif des Corbières qui a parcouru 17.000 hectares. « On les a vues, les flammes, et même d’un peu près, confie-t-il. Quand on voit les dégâts, c’est affreux. Ce sont de beaux paysages donc ce serait vraiment dommage que ce soit détruit par des attitudes irresponsables. »

Pour éviter que leur cher pinède connaisse le même sort, Francis et Didier repartent, jumelles autour du cou à guetter la moindre fumerolle. Les bénévoles sont là tous les jours de la semaine, de midi à 20 heures.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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