Incendies dans le sud de la France : "Tous les moyens nécessaires de l'État sont évidement






Déclarations de Maud Bregeon sur les Incendies et la Canicule

Invitée des « 4 Vérités », Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement, est revenue sur les premiers gros incendies qui ravagent le sud de la France ainsi que sur le bilan des décès liés à la canicule dressé par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

LesIncendies en France

Jeff Wittenberg : Les incendies font rage dans le sud de la France. Il y a plusieurs foyers d’incendies en même temps. Faites-vous le constat que la France n’est pas assez équipée pour y faire face ? Je le dis parce que des unités de pompiers, notamment celles des Bouches-du-Rhône, réclament des moyens supplémentaires, notamment des bombardiers d’eau. Est-ce qu’aujourd’hui la France est assez équipée ?

Maud Bregeon : D’abord, le Premier ministre suit la situation heure par heure depuis les premiers jours de la canicule. Hier encore, un centre interministériel de crise a été activé avec une dizaine de membres du gouvernement présents. Le Premier ministre était à Marseille pour faire le point sur la situation des incendies. Nous devons anticiper ce que nous connaissons actuellement et ce qui pourrait arriver dans les semaines à venir. Il y a en ce moment 2.000 pompiers mobilisés, et je les remercie car ils effectuent un travail remarquable dans des conditions de sécurité parfois complexes. Il y a également des moyens aériens déployés par la sécurité civile.

Donc, tous les moyens nécessaires de l’État sont mis en œuvre. Du reste, concernant l’anticipation, la question que nous devons nous poser pour les années à venir est : avons-nous besoin de davantage de moyens ? La réponse est probablement oui. C’est pourquoi nous maintenons les budgets du ministère de l’Intérieur, entre autres, en hausse pour les prochaines années.

La Canicule et son Bilan

Nous parlons maintenant de la canicule. Votre collègue de la Santé, Stéphanie Rist, vient d’annoncer un triste bilan : au moins 2.025 décès supplémentaires liés à la canicule de la semaine dernière, du 22 au 28 juin. Ces chiffres, dit-elle, vont évoluer. Il y avait déjà eu 1.000 décès dans un premier bilan de Santé publique France. Craignez-vous un bilan encore plus meurtrier de cette canicule avant peut-être d’autres vagues cet été ?

D’abord, chaque mort est un mort de trop et j’ai une pensée pour les familles et leurs proches, pour qui c’est indéniablement difficile. Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons évolué et appris des précédents épisodes, notamment de cette canicule historique de 2003. Par exemple, les EHPAD, où se trouvent des personnes âgées et fragiles, ont tenu. Les hôpitaux ont fait face. Cependant, nous constatons une surmortalité particulière chez les personnes âgées, isolées en ville, qui vivent seules. Cela doit nous interroger sur la solidarité collective au sein de notre société. Il est essentiel que l’État établisse le contact avec les personnes les plus isolées. Nous devons probablement progresser dans ce sens et amplifier nos efforts.

Il y a 40 ou 50 ans, nous vivions souvent avec nos parents ou grands-parents et il y avait de fortes solidarités intergénérationnelles. Aujourd’hui, nous avons tous un rôle à jouer dans ce genre de moments, que ce soit envers un voisin ou un membre de notre famille âgé.

Les Menaces de Bilan Élevé

Faut-il totalement exclure la possibilité d’un bilan de 10.000 morts ? C’est une menace que la présidente du groupe écologiste a brandie récemment à l’Assemblée nationale, suscitant la colère du Premier ministre Sébastien Lecornu. Aujourd’hui, les chiffres sont en augmentation.

Je suis choquée qu’un responsable politique, quel qu’il soit, avance un chiffre qui n’est pas étayé et sans tenir compte de la situation nationale. Les chiffres montrent que le bilan est lourd, j’en conviens, mais nous sommes loin des 10.000 morts. Nous parlons de 2.025 décès, ce qui est déjà trop. Un responsable politique qui dit qu’il y a 10.000 morts, sans fondement, le fait uniquement pour des raisons politiques. C’est choquant et cela alimente l’inquiétude des Français, qui ont déjà beaucoup souffert. Nous devons tous faire preuve de sérieux.

Motion de Censure et Critiques

Sur la gestion de la canicule, les écologistes ont déposé une motion de censure qui sera examinée le 6 juillet. Cette motion affirme que le gouvernement savait que le GIEC alerte depuis des années sur la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur, et que des anticipations n’ont pas été mises en place. Est-ce faux, Mme Bregeon ?

Je veux aborder deux points. Depuis 10 ans, des politiques publiques ont été massivement déployées. Par exemple, le budget du ministère de l’Écologie a doublé. Six mille cinq cents écoles ont été rénovées ou sont en passe de l’être. Lors de nouvelles constructions d’hôpitaux, nous prenons en compte le changement climatique. Faut-il aller plus loin ? Probablement. Mais est-ce que cela nécessite une motion de censure ? Nous sommes en pleine gestion de crise. Le gouvernement gère la crise. Il y a des partis politiques responsables à nos côtés, mais certains parlementaires semblent vouloir entretenir la crise.

Des Risques du Futur Politique

Craignez-vous cette motion de censure ? Olivier Faure, le leader du PS, appelle ses troupes à voter pour elle. Une majorité pourrait-elle renverser le gouvernement ?

Je ne me prononce pas à la place du Parlement. Je préfère encourager les parlementaires de bonne volonté qui souhaitent faire avancer les choses. Le pays traverse une période difficile, et nous avons été confrontés à des semaines éprouvantes. Pensons-nous vraiment que censurer le gouvernement est la solution aux défis de la canicule et du réchauffement climatique ?

Préférences Politiques en Vue des Élections Présidentielles

Nous aborderons également le sujet des élections présidentielles. Vous avez récemment exprimé votre préférence pour Édouard Philippe. Cette semaine, Laurent Wauquiez, ancien président de LR, a déclaré qu’il encourage Édouard Philippe sans se rallier à lui. Cela signifie-t-il qu’Édouard Philippe est le candidat de la droite aujourd’hui ?

La politique doit rassembler, pas diviser. Je soutiens Édouard Philippe parce que je pense qu’il est capable de rassembler largement à droite et au centre. Je chemine aux côtés d’Emmanuel Macron depuis près de dix ans et je crois que nous pouvons travailler ensemble. Le Rassemblement national est très fort en France et La France insoumise est extrêmement structurée. Le risque que nous courons est de laisser les Français choisir entre le Rassemblement national et La France insoumise au second tour. Face à cela, nous devons construire un projet rassemblant tous les courants, au-delà des egos et des idéologies.

Vous appartenez à un parti dirigé par Gabriel Attal, également candidat à la présidentielle. Que lui dites-vous, qu’il doit continuer à se mesurer à Édouard Philippe ou se retirer, comme Laurent Wauquiez le suggère ?

Chaque personne doit prendre ses responsabilités. Je n’ai pas à dire aux autres ce qu’ils doivent faire. Mon objectif est de parler aux Français, qu’ils viennent de la droite ou du centre, et leur dire qu’ils ont toutes les raisons de se retrouver dans l’action et la personne d’Édouard Philippe, car il est apte à rassembler.

Conclusion sur l’Avenir Politique

Ne craignez-vous pas une division entre ces deux leaders ? C’est un risque évident, mais
FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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