Affaire Lyhanna : le ministre de la Justice propose un fichier national pour surveiller les






Proposition de Gérald Darmanin sur la surveillance des pédocriminels

« Je suis personnellement très favorable à la proposition », a déclaré mardi Gérald Darmanin, précisant que le « principe et des dispositions » seraient adoptés dans le cadre du projet de loi sur la protection de l’enfance.

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Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à Matignon, à Paris, le 22 juin 2026.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à Matignon, à Paris, le 22 juin 2026. (ALAIN JOCARD / AFP)

L’idée revient régulièrement sur la table. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s’est dit, mardi 23 juin, favorable à la mise en place de fiches administratives permettant de surveiller des pédocriminels, à l’image des fiches S pour les personnes susceptibles de mettre en danger la sécurité de l’État. Le garde des Sceaux était interrogé lors de la séance de questions au gouvernement (QAG) par le député Antoine Vermorel-Marques (Les Républicains), qui veut présenter une proposition de loi permettant de créer un « fichier de prédétection des risques d’atteintes sexuelles sur mineurs », qui agrègerait par interconnexion les données issues des principaux fichiers judiciaires existants.

Affaire Lyhanna: @antoinevermorel plaide pour la mise en place d’un fichier unique pour mieux repérer les agresseurs sexuels. « Comment se fait-il qu’en 2026, la justice de notre pays utilise encore les services postaux pour transmettre des procédures ? », demande-t-il. #QAG

Cette proposition intervient alors que Jérôme Barella, soupçonné du meurtre de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, avait fait l’objet de plusieurs plaintes et signalements avant le drame sans être inquiété par la justice.

« Je suis personnellement très favorable à la proposition que vous faites », a déclaré Gérald Darmanin, indiquant que le « principe et des dispositions » seraient adoptés dans le cadre du projet de loi sur la protection de l’enfance, qui doit débuter son examen à l’Assemblée en juillet.

« La question que vous posez, c’est (…) y a-t-il des fichiers administratifs, puisque vous faites le parallèle avec le terrorisme, comme des fiches S, qui sont des fiches de renseignement administratives et qui ne permettent pas des interpellations mais des surveillances ? C’est un débat extrêmement important », a développé le ministre. « Pour cela, il faudrait que le ministère de l’Intérieur crée un fichier administratif, quitte à être renseigné par des mesures de renseignement, y compris judiciaires ».

Mais pour cela, il faut que la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) donne son accord pour « la création de ce genre de fichiers pour les services de renseignement et pour les services de police et de gendarmerie et de justice », ce qu’elle refuse « depuis les années 2000 et 2010 ». Il a proposé à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, de saisir « ensemble la Cnil pour demander à celle-ci de débloquer très rapidement ces interconnexions de fichiers qui, en effet, nous manquent, qui sont autorisés dans des pays européens » mais pas en France.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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