"On a le droit d'être en colère" : la présidente de l'Assemblée réagit aux déclarations






Affaire Lyhanna : Réactions et Mobilisation

Le président de la République avait appelé au calme après des rassemblements en réaction à l’affaire Lyhanna. « Quand on fait de la politique, il faut être à l’écoute de la société », estime Yaël Braun-Pivet, dimanche sur franceinfo.

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Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, invitée de 'Questions politiques' sur franceinfo, le 14 juin 2026.
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, invitée de « Questions politiques » sur franceinfo, le 14 juin 2026.
(FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

« Je n’aime pas cette formulation parce qu’on a le droit d’être en colère », chef de l’Assemblée nationale, a réagi dimanche 14 juin sur France Inter et franceinfo TV. « On ne répond pas à un drame par des cris », avait estimé le président de la République mercredi, en Conseil des ministres, après les nombreux rassemblements partout en France en réaction à l’affaire Lyhanna. Emmanuel Macron avait reconnu tout de même des « dysfonctionnements manifestes » après la mort de Lyhanna, 11 ans.

« Quand on fait de la politique, il faut être à l’écoute de la société », poursuit la présidente de l’Assemblée nationale. Malheureusement, les citoyens dans notre pays doivent parfois élever la voix pour se faire entendre ». « Il y a quatre ans déjà, j’ai appelé à un « MeToo des enfants ». Eh bien, je n’ai peut-être pas crié assez fort », déplore Yaël Braun-Pivet.

Plus de 60.000 personnes ont manifesté lundi dernier en France pour exprimer leur colère après le meurtre de la collégienne de 11 ans, Lyhanna, pour lequel un homme visé par plusieurs plaintes pour viol est mis en cause. La manifestation devant le ministère de la Justice avait été interdite par la préfecture de police qui avait proposé aux organisateurs un autre lieu, à savoir la place Lépine, devant la cour d’appel de Paris. Il y a eu au final deux rassemblements à Paris – un place Vendôme et un place Lépine – qui ont réuni au total 2.900 personnes, selon la préfecture de police.

La présidente de l’Assemblée nationale renouvelle aussi son soutien à une « loi intégrale », texte transpartisan contre toutes les violences sexuelles et sexistes, pour qu’il soit inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale en juillet ou en septembre. Il ne faut « ni lésiner », « ni tarder sur les moyens pour protéger les enfants », plaide-t-elle.

La coalition à l’origine de la proposition de loi dite intégrale a chiffré l’investissement annuel nécessaire à 2,7 milliards d’euros. « C’est un devoir moral », rétorque la présidente de l’Assemblée. « Le coût pour une société toute entière de ces vies brisées, il est de combien ? Pour les parents ? Pour les 160.000 enfants violés tous les ans ? Et celui de ces enfants de l’Aide sociale à l’enfance qu’on a laissés tomber ? », interroge-t-elle avant de conclure : « Ce n’est pas une question d’argent. » En 2023, la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) avait évalué le coût pour l’État des seules violences sexuelles faites aux enfants à près de 10 milliards d’euros par an.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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