Lors d'une manifestation devant le palais de justice de Toulouse (Haute-Garonne), le 8 juin 2026. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)



Prescyllia et Maeva, petites-filles par alliance du père de Jérôme Barella, mis en examen dans l’affaire Lyhanna, ont témoigné dans la presse. L’enquête a été rouverte pour l’une d’entre elles.

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Lors d'une manifestation devant le palais de justice de Toulouse (Haute-Garonne), le 8 juin 2026. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)
Lors d’une manifestation devant le palais de justice de Toulouse (Haute-Garonne), le 8 juin 2026. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)

Alors que l’affaire Lyhanna est en passe de devenir une affaire d’Etat, les révélations autour de la famille de Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de la collégienne de 11 ans, continuent de susciter de vives réactions. Après le frère de cet homme, mis en examen pour viols sur mineur et viols sur conjoint suite aux plaintes de deux ex-compagnes, c’est désormais le père qui se retrouve au cœur de nouvelles accusations publiques de violences sexuelles.

Prescyllia et Maeva, demi-sœurs et petites-filles par alliance de Joël Barella, ont témoigné dans la presse au sujet des agressions sexuelles et viols qu’elles affirment avoir subis de la part de ce septuagénaire alors qu’elles étaient mineures.

Le parquet de Béziers a annoncé le mercredi 10 juin avoir rouvert l’enquête concernant Maeva, aujourd’hui âgée de 20 ans. Les investigations, lancées après une plainte pour agressions sexuelles contre Joël Barella en 2019, avaient abouti à un classement sans suite en 2020 pour « infraction insuffisamment caractérisée ». « À l’aune des derniers événements couvrant l’actualité », le parquet a décidé de rouvrir l’enquête « afin de procéder à certaines vérifications complémentaires ».

En revanche, la plainte pour viols et agressions sexuelles déposée en 2013 par la mère de Prescyllia n’est pas réexaminée par la justice. Cette enquête avait conduit à un non-lieu en 2021, après l’ouverture d’une information judiciaire. Après avoir fait appel, la famille s’était désistée. Or, dans le cas d’un non-lieu, il faut un élément nouveau pour rouvrir les investigations. « Elle se demande : ‘Pourquoi ma sœur et pas moi ?’ Elle a pourtant vécu des choses encore plus dures que Maeva », témoigne Sonia, la mère de Prescyllia, auprès de France 3 Occitanie.

Selon elle, les faits se sont déroulés quand sa fille avait « 11-12 ans », alors que Joël Barella « venait pour les vacances » et « la gardait » dans son « camping-car », installé près de la maison de son ex-belle-fille (le conjoint de Sonia était le fils de la femme de Joël Barella).

« Une fois, alors qu’il la gardait dans son camping-car, juste à côté de chez moi, ma fille s’est enfuie en pleine nuit. Elle est rentrée à la maison en pleurs, sans réellement m’expliquer pourquoi. »

Sonia, la mère de Prescyllia

à France 3 Occitanie

« En réalité, elle s’était échappée des mains d’un prédateur », poursuit Sonia. C’est le collège qui l’alerte, puis sa fille, qui finit par se confier. Après la plainte déposée à la gendarmerie, Prescyllia « se
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By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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