Deux ans après les Jeux paralympiques de Paris, des joueurs de tennis fauteuil alertent sur le






Le tennis fauteuil à Roland-Garros : un sport en péril

Les pratiquants de ce sport se sentent à nouveau défavorisés. Les tournois souffrent d’une baisse de leurs dotations. Certains déplorent l’hypocrisie de certains sponsors, qui se font de nouveau prier pour aider le tennis en fauteuil.

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Michaël Jérémiasz, champion paralympique de tennis fauteuil, le 13 septembre 2021 à Paris.
Michaël Jérémiasz, champion paralympique de tennis fauteuil, le 13 septembre 2021 à Paris.
(ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Un sport en crise

Le tennis à Roland-Garros, c’est aussi le tennis en fauteuil. Alors que la Française Ksénia Chasteau jouera la finale du simple dames samedi 6 juin à midi, la discipline souffre de nouveau d’un manque de moyens, même à haut niveau. Les tournois de tennis fauteuil souffrent notamment d’une baisse notable de leurs dotations. Deux ans après les Jeux paralympiques de Paris, le souffle semble retomber, et les pratiquants se sentent à nouveau défavorisés.

La fronde est menée par Michaël Jérémiasz : le champion paralympique, consultant de France Télévisions à Roland-Garros, organise un tournoi cet automne sur la Côte d’Azur et dénonce l’hypocrisie de certains sponsors, qui se font de nouveau prier pour aider le tennis en fauteuil.
« Pas tous, heureusement, mais il y en a qui disent que c’est parce qu’il n’y a pas de sous, » raconte-t-il.
« On sait évidemment que ce n’est pas le cas quand on voit certains être des annonceurs quelques semaines plus tard après ces rendez-vous, à Roland-Garros ou ailleurs. Et souvent, l’excuse, c’est : ‘on a fait le job’. »

Une année sur le circuit professionnel coûte en moyenne 80 000 euros et de nouveau, même les meilleurs ont du mal à boucler leur budget s’ils ne jouent pas en Grand Chelem, comme à Roland-Garros, explique Stéphane Houdet, triple champion paralympique et professionnel depuis 18 ans :
« Les dotations hors Grand Chelem font que ça nous coûte de l’argent de jouer. »

« C’est notre participation en Grand Chelem qui nous permet de financer le reste de la saison. »

Stéphane Houdet, triple champion paralympique de tennis fauteuil

à franceinfo

Pour la Française Ksénia Chasteau, le souci n’est pas seulement financier, il s’agit aussi de retrouver de la visibilité.
« J’ai eu un court Suzanne Lenglen rempli pendant les Jeux de Paris 2024, lors de mon huitième de finale, » rappelle-t-elle.
« À Roland-Garros, juste un an après, j’ai eu un Suzanne Lenglen vide, c’est la réalité. »
Samedi midi, Ksénia Chasteau retrouve justement ce court pour la finale du simple dames en fauteuil.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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