"L'armée malienne sous le feu des critiques pour l'utilisation de bombes à sous. El título no






Usage d’armes interdites au Mali

Selon plusieurs médias et des collectifs sur place, l’armée malienne et ses partenaires russes de l’Africa Corps ont utilisé, en mai dernier, ces armes pourtant interdites depuis 2008 par le Traité d’Oslo.

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Un soldat du Front de libération de l'Azawad patrouille à Kidal.
Un soldat du Front de libération de l’Azawad patrouille à Kidal, sous contrôle des séparatistes touareg le 14 mai 2026 (- / AFP)

Des bombardements à « au moins deux reprises« , selon RFI. Au Mali, l’armée malienne et ses partenaires russes d’Africa Corps sont accusés d’avoir récemment utilisé, pour la première fois, des bombes à sous-munitions dans le nord du pays, selon plusieurs médias, comme RFI ou TV5 Monde. Ces bombes, qui contiennent de plus petits explosifs, sont larguées par voie aérienne sur un large périmètre. En tombant au sol, nombre de ces sous-munitions n’explosent pas tout de suite et constituent alors des mines antipersonnelles particulièrement dangereuses pour les civils.

Interdites par le Traité d’Oslo, ratifié par le Mali, ces armes ont pourtant été employées à plusieurs reprises ces derniers jours dans le pays. Le Collectif pour la défense des droits des peuples de l’Azawad affirme avoir documenté l’usage de bombes à sous-munitions dans le nord du Mali. « Nous avons des relais sur place qui nous ont amené les bombes elles-mêmes, rapporte son secrétaire général, Tilla Ag Zeini. Nous avons fait des recherches et nous avons compris qu’il s’agissait de bombes à sous-munitions. »

Selon le Collectif pour la défense des droits des peuples de l’Azawad, ces armes ont été employées à deux reprises ces dernières semaines : le 15 mai dans la région de Tombouctou et le 17 mai dans celle de Kidal, bastion touareg. « L’objectif est de faire le maximum de victimes, parce que ces bombes explosent sur une vaste zone, » analyse Tilla Ag Zeini. C’est la politique de la terre brûlée pour terroriser les populations civiles.

L’origine de ces armes a été retracée dans une enquête de Jeune Afrique menée avec le média d’investigation Bellingcat, à laquelle a participé le journaliste Matteo Maillard. « Nous avons obtenu des dizaines de photos et vidéos qui montraient des marquages assez typiques des bombes soviétiques de l’époque, » raconte-t-il. Il y avait la ville de fabrication de la bombe, Dzerjinsk à l’est de Moscou, et le numéro 81 qui est l’année de fabrication, il y a plus de quarante ans. On voit qu’ils font les fonds de caisse, si l’on peut dire. »

Ces deux frappes ont fait au moins quatre victimes civiles.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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