Alice Taglioni, le 22 mai 2026, à Cannes. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)






Alice Taglioni sort son premier album, « ADN »

Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Vendredi 5 juin 2026, l’actrice Alice Taglioni présente son premier album, « ADN ».

Publié le 05/06/2026 à 11:31

Temps de lecture : 4 min

Alice Taglioni, le 22 mai 2026, à Cannes. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)
Alice Taglioni, le 22 mai 2026, à Cannes. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Il y a des artistes que l’on croit connaître parce qu’on les a longtemps regardés vivre à travers des rôles. Alice Taglioni est de celles qui créent ce trouble-là. Elle ne joue pas dans un nouveau film, mais elle sort son premier album, ADN, qui arrive presque comme une confidence, une surprise, car personne ne l’attendait dans la musique. Ce disque semble contenir une vie entière. Les titres comme Hypersensible et Synthèse racontent déjà ce chemin intérieur, une façon d’assumer une sensibilité, et peut-être de relier toutes les parts d’elle-même.

Une déclaration personnelle

franceinfo : Est-ce que vous avez le sentiment de raconter votre histoire autrement, de la transformer en musique et est-ce que vous avez le sentiment d’être enfin à votre place ?

Alice Taglioni : En tout cas, ce qui est assez inspirant et étonnant, c’est de venir pour parler de moi. Je suis habituée à la promo, je suis habituée à venir parler d’un personnage, d’un film, donc je suis toujours un peu cachée derrière quelque chose. Là, j’aime parler de quelque chose de très intime et, à force d’entendre les gens proches me dire qu’ils attendent, que l’on veut écouter, je me suis dit que ce serait peut-être le moment.

Un chemin de vie en musique

On a l’impression, en écoutant cet album, que vous reprenez votre vie en main. Pour la première fois, vous réussissez à poser les émotions que vous avez enfouies au fond de vous, que vous cachiez aux autres.

C’est passé par toutes les choses que je connais, qui sont toujours les mêmes. C’est génial ! Non, c’est nul ! J’ai récupéré ma confiance en moi. C’est un processus. On peut dire que j’ai commencé il y a trois ans, ou qu’en réalité, j’ai commencé il y a 20 ans.

« J’ai commencé à vraiment composer de vrais trucs avec des paroles, à 20 ans après, une peine de cœur. »

Alice Taglioni

Le fait de faire de la musique fait que la pudeur s’efface un peu.

La vulnérabilité à travers la musique

Quel effet ça fait de se mettre à nu, d’accepter de montrer ses failles à travers la musique ?

Je pense que j’en rêvais en fait, de me mettre à nu. On rêve de le faire, mais on n’est pas forcément prêt et, là, de plus en plus, je suis à ma place aussi en tant qu’actrice, femme, et dans tout ce que j’entreprends.

Les défis de l’image et de la confiance en soi

Lors de votre première expérience au cinéma, on vous avait fait des remarques très dures sur votre apparence. L’avez-vous mise de côté ?

Oui, à un moment, l’image que je me projetais ne me plaisait pas. C’est une prise en main.

« Forcément, c’est plus facile maintenant puisque je suis un peu celle à qui je voulais ressembler quand j’avais 15 ou 20 ans. »

Alice Taglioni

Un héritage musical

Vous dites que le piano vous accompagne effectivement depuis 40 ans. Avant vous, votre maman avait posé ses doigts sur le piano. Est-ce que cela a été une source d’inspiration ou de pression ?

Ma mère, en plus d’être brillante, était très fantaisiste. Je pense qu’elle attendait énormément de moi et elle n’est pas allée au bout. Il fallait qu’il y en ait un et c’était moi. Cela m’a rapprochée d’elle et en même temps, il y avait une pression de performance.

Un choix courageux

On comprend que vous êtes totalement libre dans ce choix. C’est un pari très important et courageux que de vous lancer dans ce projet musical.

Je ne suis pas forcément libre dans ce métier d’actrice. La liberté est difficile à obtenir, car on doit se plier. Je pense à Nathalie Baye et à cette phrase qu’elle a dite en recevant l’un de ses César : « Je dédie ce César à toutes les actrices, surtout celles qui ne travaillent pas, qui sont dans l’attente ». C’est exactement cela, et c’est pour ça que ce métier est difficile.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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