Le Nigeria annonce la mort de 175 membres de l'État islamique suite à des frappes aériennes





Frappes conjuguées contre l’EI au Nigéria

Le 19 mai 2026, l’armée nigériane a annoncé que des frappes aériennes conjuguées menées par le Nigéria et les États-Unis dans le nord-est du pays ont entraîné la mort de 175 combattants du groupe État islamique (EI). Ce bilan a été confirmé par les autorités militaires nigérianes, qui ont également précisé que ces opérations avaient permis de détruire des postes de contrôle de l’EI, des caches d’armes, des centres logistiques, des équipements militaires et des réseaux financiers utilisés pour soutenir les opérations terroristes.

« Les frappes conjointes ont permis la destruction de postes de contrôle de l’EI, de caches d’armes, de centres logistiques, d’équipements militaires et de réseaux financiers », a déclaré l’armée nigériane. Cette déclaration s’inscrit dans le cadre d’une offensive plus large contre les factions terroristes qui ont longtemps mené des attaques dans la région.


Des Nigérians de l'Etat de Borno, déplacés par des attaques terroristes de Boko Haram et du groupe Etat islamique, rentrent chez eux après neuf ans d'absence, en juillet 2024. (ADAM ABU-BASHAL / ANADOLU / AFP)
Des Nigérians de l’Etat de Borno, déplacés par des attaques terroristes de Boko Haram et du groupe Etat islamique, rentrent chez eux après neuf ans d’absence, en juillet 2024.
(ADAM ABU-BASHAL / ANADOLU / AFP)

Le général de l’armée nigériane a précisé que ces opérations avaient permis d’éliminer « sur le champ de bataille » plusieurs figures clés du groupe, dont Abd-al Wahhab, responsable de la coordination des attaques, et Abu Musa al-Mangawi, membre haut placé de l’organisation. Dans un communiqué, l’armée a également annoncé la mort du chef jihadiste Abou Bilal al-Minuki, décrit comme un des agents les plus importants de l’EI au monde.

Depuis 2009, le nord-est du Nigéria a été le théâtre d’une insurrection jihadiste, d’abord par Boko Haram puis par son rival, l’Iswap (État islamique en Afrique de l’Ouest). Ces affrontements ont causé plus de 40.000 morts et deux millions de déplacés selon les estimations des Nations Unies. La violence ne s’arrête pas là : des bandes criminelles perpètrent régulièrement des attaques contre des villages, augmentant encore le degré d’insécurité dans l’une des régions les plus peuplées d’Afrique.

Alors que les forces armées nigérianes intensifient leurs efforts contre le terrorisme, les groupes tels que Boko Haram et l’Iswap continuent de mener des attaques, ciblant des villages, des postes de police, des travailleurs humanitaires et des bases militaires, entraînant des pertes civiles et militaires.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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