Découverte de dés préhistoriques et la quête du hasard

Un archéologue américain a récemment identifié les plus anciens dés jamais découverts, datant de la fin de l’ère glaciaire. Cette découverte relance une question scientifique qui traverse les millénaires : comment produire un véritable hasard, un défi qui persiste jusqu’à l’ère quantique.

Publié le 11/04/2026 à 10h00 | Temps de lecture : 3 min

Des dés colorés éparpillés autour d'une calculatrice. Photo d'illustration (Muhammad Aqib / Moment RF / Getty Images)
Des dés colorés éparpillés autour d’une calculatrice. Photo d’illustration (Muhammad Aqib / Moment RF / Getty Images)

Un archéologue du Colorado a prouvé que l’humanité cherche à fabriquer du hasard depuis plus de 12.000 ans, une quête plus compliquée qu’il n’y paraît. Les premières traces de cette recherche se trouvaient cachées dans les tiroirs d’un musée américain, où des objets préhistoriques se sont révélés être les plus anciens jeux de dés connus.

Jusqu’à présent, on pensait que les dés avaient été inventés il y a environ 6.000 ans en Mésopotamie. En étudiant des collections d’objets préhistoriques nord-américains, l’archéologue a identifié des artefacts similaires aux dés amérindiens contemporains. Cela a conduit à la surprenante conclusion que plusieurs centaines d’objets non identifiés étaient en réalité des dés. Les Amérindiens cherchaient déjà à produire du hasard il y a 12.000 ans, à la fin de l’ère glaciaire.

Ce n’était que le début d’une longue quête, car fabriquer un vrai hasard constitue en réalité un défi physique. Les tirages au sort, qu’ils proviennent du loto ou de la roulette, ainsi que d’autres méthodes telles que se cacher sous la table pour distribuer les parts de galette des rois, ne donnent jamais un résultat totalement aléatoire.

Lorsqu’on lance un dé, celui-ci suit la trajectoire que lui impose la gravité, une trajectoire théoriquement calculable et prévisible. Cela s’applique aussi aux machines qui tirent les boules du loto, aux roues de la fortune et à tous les dispositifs censés être aléatoires qui ont été inventés au fil des siècles.

Ce débat sur le hasard a longtemps troublé philosophes et physiciens, car à mesure que la science progresse, il devient évident que ce que l’on croyait aléatoire est souvent prévisible, mais trop complexe à calculer.

Cette réalité est particulièrement dérangeante, car un véritable hasard peut être très utile. Pas seulement pour les casinos, mais aussi pour l’établissement de codes secrets, la cryptographie de données et la réalisation de calculs de simulation numérique, notamment pour des sondages.

Heureusement, au XXe siècle, la physique quantique a fait son apparition. À l’échelle des particules telles que les atomes et les électrons, se produisent des phénomènes véritablement aléatoires. Non pas simplement « trop complexes », mais réellement imprévisibles par nature.

Un ordinateur quantique a récemment réussi à générer des nombres « vraiment » aléatoires, marquant une première près de 12.000 ans après la fabrication du premier dé en bois de wapiti, lancé dans une grotte de l’âge de glace.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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