Fraises : à la découverte des 600 nuances du fruit rouge, symbole de l'inventivité des






La Saison des Fraises en France

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La fraise entre dans sa plus belle saison. La filière française retrouve des couleurs face à la domination espagnole grâce à l’inventivité des producteurs de l’Hexagone. Les consommateurs en bénéficient également.

Une diversité de variétés

Rouges et charnues, les fraises sont la première gourmandise des beaux jours. Sur ce marché du Lot-et-Garonne, la Gariguette vient d’arriver. De mars à octobre, de nombreuses variétés seront commercialisées. Chaque consommateur a sa préférée. « C’est la Mara des bois pour moi », glisse une acheteuse. « Plutôt la Charlotte », pour une autre. « Je préfère la Ronde, mais elle n’est pas encore arrivée », indique une passante.

La France compte plus de 600 types de fraises différentes, ce qui permet une multitude de croisements pour créer de nouvelles variétés. Dans cette serre expérimentale, on croise ainsi deux familles de fraisiers. Le pollen mâle de l’un est appliqué sur la fleur femelle de l’autre. « Avec un petit pinceau, on va venir poser le pollen sur le réceptacle de la fleur qu’on vient de préparer. C’est ça qui va nous donner ensuite un nouveau fruit », explique Elora Pujol, responsable de développement variétal fraise au laboratoire « Invenio » à Douville (Dordogne).

L’espoir d’innovations

L’espoir : trouver une nouvelle variété et séduire encore davantage le consommateur. « Devant vous, vous avez les dix nouvelles variétés qu’on vous présente cette année, qui ont toutes été anonymisées avec des lettres. Vous allez les goûter », introduit une femme. Les producteurs bretons de Gariguette sont chargés de sélectionner la meilleure des variétés expérimentales de l’année. Certains cherchent à plaire aux nouvelles générations. « Les jeunes générations, les enfants ne recherchent pas systématiquement le côté acidulé de nos grands-parents. Il faut que le palais soit émoustillé sans être agressé », indique Remy Roudaut, producteur de fraises.

Les défis de la production durable

Une autre priorité : une fraise sans traitement chimique. « On a une référence avec la Gariguette qui est quand même excellente, donc c’est compliqué de la remplacer. Mais, si on peut avoir au moins aussi bon et avec des résistances en termes de maladies, ça pourrait être très intéressant aussi », signale David Gouzy, conseiller technique de fraises.

Plusieurs années peuvent s’écouler avant qu’une nouvelle variété soit commercialisée. Certains ont cependant déjà trouvé la variété miracle avec la fraise Ciflorette, vendue plus de 20 euros le kilo, contre 12 euros le kilo pour la fraise Gariguette. « C’est le haut de gamme, c’est la fraise bonbon. C’est une fraise beaucoup moins acide que la Gariguette. Elle est douce à manger, elle est parfumée, il n’y a pas besoin de mettre de sucre avec. D’autant plus qu’il n’y a pas de produits chimiques dessus. C’est une variété qui est très résistante aux maladies », présente Patrick Jouy, producteur de fraises à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne).

C’est cette nouvelle variété qui a sauvé son exploitation au bord de la faillite il y a 20 ans à cause de la concurrence espagnole. « Nous, en 1990-2000, on pensait vendre l’exploitation. Aujourd’hui, on a doublé la production et on veut encore la doubler », souligne Patrick Jouy. Grâce à leurs nouvelles variétés, les producteurs français résistent à la concurrence. 50 % des fraises que nous consommons sont produites en France.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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