Six morts dans l'incendie d'un autocar en Suisse, un suspect "marginal" identifié, aucune piste






Incendie d’un autocar en Suisse

Le feu a touché un autocar de transport régional dans une petite ville à l’ouest de Berne, mardi. Outre les six personnes décédées, trois ont été hospitalisées, dont deux dans un état grave. La police a lancé un appel à témoins.

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La justice suisse a confirmé, mercredi 11 mars, privilégier la piste d’une immolation volontaire après l’incendie d’un autocar survenu la veille dans une petite ville du canton de Fribourg, dans l’ouest du pays. Elle assure qu' »aucun élément » ne plaidait en faveur d’une action terroriste. Le drame a fait six morts. Franceinfo fait le point sur ce que l’on sait de cette affaire.

Un incendie dans un autocar de transport régional

L’incendie s’est déclaré mardi en fin d’après-midi dans un autocar de transport régional à Kerzers (Chiètres en français), selon la police cantonale. Le feu a démarré vers 18h25 sur la MurtenStrasse, la rue principale de cette petite ville située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Berne. Des images diffusées sur les réseaux sociaux, et vérifiées par France Télévisions, ont montré des flammes de plusieurs mètres s’élevant des fenêtres au milieu du véhicule.

Les forces d’intervention dépêchées sur place « ont eu très rapidement contact avec des personnes qui étaient paniquées et blessées, qui sortaient de ce car », a rapporté l’adjudant Frédéric Papaux. « Le véhicule était totalement la proie des flammes. Les sapeurs-pompiers ont procédé aux opérations de sauvetage et d’extinction », a encore détaillé la police du canton, qui n’était pas en mesure d’indiquer combien de passagers se trouvaient à bord du véhicule au moment de l’embrasement.

L’autocar, qui assurait la liaison entre Düdingen (Guin en français) et Kerzers, appartient à la compagnie CarPostal, principale entreprise suisse de transport public régional sur route, dont les véhicules jaunes emblématiques sont empruntés chaque jour par un demi-million d’écoliers, touristes et habitants de localités isolées.

Six personnes mortes et cinq blessées

L’incendie a fait au moins six morts et cinq blessés, selon les autorités. Les victimes sont nées « entre 1961 et 2009 », a dit Philippe Allain, commandant de la police fribourgeoise, lors d’une conférence de presse mercredi. Mais leur identification formelle « prend du temps », a-t-il ajouté, précisant que des « premières informations » devraient être connues mercredi après-midi. Trois personnes ont par ailleurs été hospitalisées, dont deux dans un état grave, a fait savoir Martial Pugin, le chef de la communication de la police cantonale. La troisième « a pu regagner son domicile dans la nuit ». Deux autres personnes ont été examinées sur place et leur état n’a pas nécessité d’hospitalisation.

« C’est une terrible tragédie qui s’est produite hier à Chiètres. Comme moi, tous les collaborateurs de CarPostal et de la Poste sont choqués et touchés », a réagi dans un communiqué Stefan Regli, le PDG de l’entreprise à qui appartiennent les autocars. Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin s’est dit sur X « profondément choqué et attristé d’apprendre qu’une fois de plus, des personnes ont perdu la vie dans un grave incendie en Suisse ». Ce drame survient en effet un peu plus de deux mois après l’incendie d’un bar à Crans-Montana qui avait fait 41 morts et 115 blessés, dont de nombreux touristes, la nuit du Nouvel An.

La piste volontaire « privilégiée », « aucun élément » sur un caractère terroriste

« Il n’y a absolument aucun élément qui laisse entendre qu’il pourrait s’agir d’un acte terroriste », a déclaré mercredi le procureur général du canton de Fribourg. Raphaël Bourquin a confirmé que la piste principale était celle d’un sexagénaire qui s’est immolé à l’intérieur du véhicule. L’homme « ferait partie des personnes décédées, mais son identification formelle est toujours en cours », a-t-il ajouté. Il s’agit d’une « personne marginale et perturbée », d’origine suisse et domiciliée à Berne, dont la famille avait signalé la disparition, a précisé le magistrat.

La police a annoncé l’ouverture d’une « hotline » (0800 261 700) destinée aux témoins du drame. De son côté, le ministère public du canton a immédiatement ouvert une enquête, notamment pour homicide, incendie intentionnel et mise en danger de la vie d’autrui.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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