Guerre en Ukraine : à Kramatorsk, la menace des drones russes terrorise les habitants. El título






Kramatorsk : Au cœur du conflit

Malgré la guerre d’usure, les Ukrainiens ne plient pas et font face. Sur le front à l’Est, dans le Donbass, ils vivent au milieu d’un hiver glacial et d’un chaos quotidien. Reportage à Kramatorsk.

Une situation de chaos palpable

Scène de chaos lors de l’arrivée de l’équipe de France Télévisions à Kramatorsk (Ukraine) : un drone russe vient de s’écraser sur une station essence, et la ville est en alerte. Un peu plus tôt, deux bombes planantes ont dévasté un quartier résidentiel. La frappe a fait un mort et neuf blessés. Alors que les habitants s’activent pour tenter de réparer les dégâts, dans le ciel, un drone kamikaze survole. Il faut se cacher, dans un immeuble détruit. Dans cet édifice en ruine, l’équipe rencontre Anna, une retraitée qui a tout perdu. Dans son regard, le désespoir. « Je pense qu’ils veulent nous faire peur pour qu’on parte. Pourquoi, sinon ? Mais je n’ai nulle part où aller », déplore-t-elle.

Kramatorsk : un bastion ukrainien sous pression

Kramatorsk est l’une des dernières grandes villes du Donbass encore sous contrôle ukrainien. Mais les Russes se rapprochent, à seulement 15 km. Les frappes de drones sont désormais quotidiennes. Pour limiter les risques, l’équipe de France Télévisions est équipée d’un radar qui capte les images filmées par les drones qui attaquent la ville. « Sur cet écran, on peut voir ce que filment les drones russes qui survolent la ville. Et là, on vient juste de voir la ville de Kramatorsk. Mais dans ces conditions, la règle numéro un, c’est d’aller se cacher pour se mettre à l’abri », indique Anaïs Hanquet, envoyée spéciale à Kramatorsk.

Des drones indétectables menacent la sécurité

Alors que l’équipe cherche où s’abriter, le drone quitte le secteur. Mais les radars ne suffisent pas à éviter toutes les menaces. Certains drones sont indétectables. Holmer, un soldat, se rend dans un champ situé à l’entrée de la ville. « Vous voyez les lignes là-bas ? C’est de la fibre optique », montre-t-il, confirmant que ces drones n’émettent aucun signal, rendant leur détection impossible. « Quand tu l’entends arriver, c’est qu’il est très proche. Et donc c’est trop tard », dit-il.

Protéger le ciel : une mission essentielle

Protéger le ciel est l’une des missions prioritaires de l’armée à Kramatorsk. Partout aux abords de la ville, des pick-up équipés de mitrailleuses sont positionnés. Les soldats doivent abattre le plus de drones possibles. Un jour, un drone russe approche, volant extrêmement bas pour échapper au radar. Les balles effleurent le drone, mais il est impossible pour ces militaires de le stopper. « J’aurais aimé le détruire, mais vous l’avez vu, tout se passe tellement vite. C’est pourquoi chaque drone abattu est une victoire », confie Sergiy, de la 68ème brigade.

L’enjeu stratégique de Kramatorsk

Entrer dans Kramatorsk est l’objectif principal de Moscou. La Russia souhaite que l’Ukraine abandonne cette partie du Donbass en échange de la paix. « Mais de quoi on parle ? On vit ici, on a grandi ici, nos parents aussi. Cette terre, elle est à nous depuis des générations. Elle appartient aux enfants ukrainiens. On ne peut pas partir. Sinon, pourquoi nos gars sont morts ? », réagit une habitante.

Un choix difficile pour les habitants

Rester jusqu’au bout reste un choix difficile. Plus de la moitié des habitants de Kramatorsk ont déjà été évacués. Ceux qui restent vivent désormais au rythme des alertes.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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