Un bouquet de fleurs est suspendu sur le lieu de la rixe qui a coûté la vie à Quentin Deranque, militant d'extrême droite décédé des suites de ses blessures, à Lyon le 16 février 2026. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)






Marche pour Quentin Deranque à Lyon

Ce n’est « pas pour en découdre », assure l’ultra droite, alors que l’ultra gauche appelle de son côté à « ne pas laisser la rue » à l’autre bord. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a demandé l’interdiction de cette marche, et la préfecture n’a pas encore tranché.

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Un bouquet de fleurs est suspendu sur le lieu de la rixe qui a coûté la vie à Quentin Deranque, militant d'extrême droite décédé des suites de ses blessures, à Lyon le 16 février 2026. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)
Un bouquet de fleurs est suspendu sur le lieu de la rixe qui a coûté la vie à Quentin Deranque, militant d’extrême droite décédé des suites de ses blessures, à Lyon le 16 février 2026. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

Environ 1.000 militants d’ultra droite et 1.500 d’ultra gauche sont attendus samedi 21 février à Lyon (Rhône), à l’occasion d’une marche prévue à 15 heures en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque, selon une source policière jointe par franceinfo jeudi. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a demandé à la préfecture d’interdire cette marche.

Selon cette source policière, parmi le millier de militants d’ultra droite, quelques dizaines de militants venus de pays frontaliers de la France, comme l’Italie, la Belgique ou encore l’Allemagne, seront présents. En réponse à cette marche, des groupes d’ultra gauche lyonnais appellent sur les réseaux à « ne pas laisser la rue » à l’ultra droite. Les autorités redoutent la tenue d’une contre-manifestation de la part de ces groupes d’ultra gauche venus de toute la région lyonnaise.

Cependant, bien que les autorités soient très vigilantes pour éviter les débordements, cette source indique à franceinfo qu’il n’y a pas eu de volonté d’affrontements détectée jusqu’ici. Selon elle, l’idée pour ces militants est plutôt de « marquer le terrain ».

L’autorisation de cette marche en hommage au militant identitaire de 23 ans est « en phase d’évaluation », a déclaré mercredi la préfecture du Rhône. L’une de ses coorganisatrices, Aliette Espieux, espère la présence de « 2.000 à 3.000 personnes ». Elle assure qu’il ne s’agit pas d’une manifestation « pour en découdre ».

Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, évoque sa « crainte » face à la « présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers », mais également vis-à-vis des « menaces à l’encontre d’élus et des dégradations de permanences parlementaires ». L’édile estime que « l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable ».



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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