Imported Article – 2026-02-18 18:56:17






Logements sociaux à Paris en 2025

En 2025, 3.874 logements sociaux ont été créés à Paris, notamment par le biais de la préemption ou de l’acquisition d’immeubles anciennement privés. Si l’Hôtel de ville revendique sa politique en matière de logement, l’opposition, menée par Rachida Dati, fustige les dépenses considérables comparées aux résultats obtenus.

Logements sociaux à Paris
En 2025, 3.874 logements sociaux ont été créés à Paris, notamment par le biais de la préemption ou de l’acquisition d’immeubles anciennement privés.
EMMANUEL DUNAND / AFP

C’est un immeuble cossu, typiquement parisien. Outre sa façade en pierre taillée blanche du 18e siècle, le 155 boulevard Saint-Germain propose une localisation exceptionnelle, en face du café de Flore et à deux pas de l’église Saint-Germain-des-Prés, dont le clocher, classé aux monuments historiques, est visible des fenêtres du bâtiment. Autant d’atouts dont vont pouvoir bientôt bénéficier ses nouveaux occupants, installés grâce à la mairie de Paris… Ainsi qu’aux contribuables.

Cet ensemble immobilier fait partie des nombreuses propriétés préemptées par l’Hôtel de ville pour créer des logements sociaux. La mairie de Paris a exercé en 2024 son droit de préemption lors d’une transaction estimée à plus de 16 millions d’euros, payés par l’Hôtel de ville. À ce montant s’ajoutent plusieurs millions d’euros de travaux et des frais divers, financés par le bailleur social Paris Habitat grâce, notamment, à une subvention de 1,1 million d’euros de la municipalité parisienne votée en conseil de Paris. À cette adresse, 25 appartements, de 24 à 65 m², seront proposés en 2029, pour un loyer mensuel compris entre 6,48 et 7,52 euros par mètre carré, soit moins de 500 euros pour vivre dans l’un des quartiers les plus prestigieux de la capitale.

Cet ensemble, comme des centaines d’autres dans la même situation, constitue la stratégie de l’équipe d’Anne Hidalgo, qui prétend ainsi enrichir les Parisiens et débloquer l’offre immobilière dans la ville. Ces arguments sont contestés par l’opposition, qui souligne le coût élevé de ces préemptions et rappelle que cette somme est payée par les contribuables, pour servir uniquement quelques familles triées sur le volet. Rachida Dati, principale adversaire d’Emmanuel Grégoire dans la course à l’Hôtel de ville, déclare : « Si je suis élue, je ne ferai plus de préemption ». Lors de la présentation de son programme économique au début du mois de février, la maire du 7e arrondissement a affirmé qu’elle souhaitait mettre fin à ce qu’elle considère être une gabegie financière, « qui coûte aux contribuables entre 250… ».

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By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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