Jean-Luc Mélenchon en meeting à Roubaix (Nord), le 31 janvier 2026. (JULIEN HELAINE / AFP)






Agression de Quentin Deranque : La France Insoumise sous le feu des critiques

Alors que les proches du jeune militant identitaire accusent des membres de la Jeune Garde d’avoir participé à son agression jeudi soir à Lyon, les liens entre ce collectif antifasciste et La France Insoumise (LFI) sont mis en avant. Cet incident a entraîné des réactions vives au sein de la classe politique, soulignant un climat de tensions et de violences politiques croissantes en France.

Publié le 15/02/2026 à 18:33, le temps de lecture est estimé à 8 minutes.

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Roubaix (Nord), le 31 janvier 2026. (JULIEN HELAINE / AFP)
Jean-Luc Mélenchon en meeting à Roubaix (Nord), le 31 janvier 2026. (JULIEN HELAINE / AFP)

Contexte de l’agression

La mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, a été confirmée après une agression survenue à Lyon en marge d’une conférence organisée par la députée européenne LFI, Rima Hassan. Cette conférence était ciblée par le collectif identitaire Némésis, qui a dénoncé les violences dont ses membres seraient victimes. Bien que la classe politique ait unanimement condamné cette agression tragique, La France Insoumise se retrouve critiquée pour sa prétendue complaisance à l’égard de la violence politique émanant des groupuscules d’extrême gauche.

Réactions politiques

Gérald Darmanin a déclaré dimanche 15 février que « c’est l’ultragauche qui manifestement a tué », dénonçant une « complaisance de La France Insoumise pour la violence ». Sur le réseau social X, Bruno Retailleau a tweeté : « Ce n’est pas la police qui tue en France mais l’extrême gauche ». Marine Le Pen a également évoqué « des milices d’extrême gauche s’appuyant sur la complaisance et le soutien de partis tels que La France insoumise. »

Othman Nasrou, secrétaire général de LR, a pour sa part affirmé que « La France insoumise crée le terreau fertile à cette ultraviolence ». Ces commentaires sont lancés alors que la justice ne s’est pas encore prononcée sur l’identité des assaillants, laissant l’enquête déterminer les faits. Les critiques contre LFI visent à établir un lien entre la Jeune Garde et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

Liens contestés avec la Jeune Garde

Les adversaires de LFI pointent du doigt la Jeune Garde, un collectif antifasciste, dont des membres seraient accusés d’avoir participé aux violences contre Quentin Deranque. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault (député LFI), est particulièrement visé. Celui-ci a formellement nié toute responsabilité dans la mort de la victime, se déclarant « menacé de mort par l’extrême droite » et se retirant temporairement de ses fonctions.

Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, a été élu député en 2024 sous l’étiquette LFI, malgré une polémique due à son fichage S en raison de ses activités à l’ultragauche. Il avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour des faits de violences lors d’une action à Lyon contre un rassemblement d’identitaires en 2021.

Contestation de la dissolution de la Jeune Garde

La Jeune Garde a été créée en 2018 à Lyon pour s’opposer au mouvement d’extrême droite « Bastion social » dissous en 2019. Elle se positionne comme un acteur de la lutte contre l’extrême droite. Lors d’une audience prévue le 11 février pour contester la procédure de dissolution lancée par Bruno Retailleau, celle-ci a été annulée, permettant à LFI de renouveler son soutien au collectif.

Jean-Luc Mélenchon a exprimé son soutien à la Jeune Garde, affirmant qu’il appelait ses camarades à se rassembler derrière cette organisation, rejetant les accusations le liant à l’agression de Quentin Deranque. LFI, à travers plusieurs porte-paroles, a pris soin d’exprimer ses condoléances à la famille de la victime et de se dissocier des agresseurs.

Vendredi, plusieurs permanences LFI ont subi des actes de vandalisme, témoignant d’un climat de tension accru après l’agression. À Metz, un homme a lancé un projectile de peinture contre une vitrine tout en criant « Justice pour Quentin », et à Lille, la permanence du député Aurélien Le Coq a également été dégradée.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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