Un avis de recherche pour retrouver la "petite disparue de l'A10", diffusé en 2012. (MAXPPP)






Procès du cold case de la petite Inass

Le procès de l’affaire Inass, l’une des plus anciennes affaires de cold case en France, s’annoncera comme une étape majeure après près de quatre décennies d’attente. Les parents de la fillette de 4 ans, dont le corps mutilé a été retrouvé en 1987 au bord de l’autoroute A10, comparaîtront en novembre 2026 devant la cour d’assises du Loir-et-Cher à Blois, 39 ans après les faits tragiques.

Publié le 09/02/2026 à 23:39

Temps de lecture : 3 min

Un avis de recherche pour retrouver la petite disparue de l'A10, diffusé en 2012.
Un avis de recherche pour retrouver la « petite disparue de l’A10 », diffusé en 2012. (MAXPPP)

La mère de la petite Inass, surnommée « la martyre de l’A10 » en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour « torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort » sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour « complicité ». Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans.

Ce procès, qui s’étalera sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a été annoncé par l’AFP, qui a recueilli ses informations auprès d’avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de la fillette dans un fossé de l’A10, près de Suèvres, un village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire.

L’affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, notamment des traces de brûlures causées par un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme selon les médecins légistes et des rapports consultés par l’AFP.

A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d’identifier la victime. Son signalement a été diffusé dans plus de 30 pays, et sa photographie a été placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies.

Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire sans résolution. Ce n’est qu’environ trente ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs ont réussi à remonter jusqu’aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence.

La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) a révélé une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l’enfant. Cela a permis d’identifier le corps et d’interpeller les parents en juin 2018. Cependant, plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l’ordonnance de mise en accusation du juge d’instruction ont retardé la tenue d’un procès. Pendant leur garde à vue, aucun des parents n’avait reconnu être l’auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s’accusant mutuellement de violences conjugales.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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