L'aéroport international José Marti, à La Havane (Cuba), le 3 avril 2025. (YAMIL LAGE / AFP)






Cuba : suspension de l’approvisionnement en kérosène

Les autorités cubaines ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l’avitaillement en kérosène serait suspendu pour un mois à partir de lundi, en raison d’une crise énergétique due à la fin de l’approvisionnement en pétrole par le Venezuela. Cette décision est le reflet d’une situation critique à Cuba, exacerbée par les tensions internationales.

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Washington accentue la pression sur La Havane, et le Kremlin s’en mêle. La Russie a dénoncé, lundi 9 février, les méthodes américaines, après l’annonce par Cuba d’une absence de kérosène pour un mois en raison de la crise énergétique due à la fin de l’approvisionnement en pétrole par le Venezuela.

Les autorités cubaines ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l’avitaillement en kérosène serait suspendu pour un mois à partir de lundi minuit. Cette annonce a été faite dimanche à l’AFP par un responsable d’une compagnie européenne. Tous les aéroports internationaux de Cuba sont concernés, comme précisé dans un message publié par les agences gouvernementales de contrôle de la navigation aérienne (Notam), lequel est disponible sur le site de l’administration fédérale de l’aviation américaine.

« La situation à Cuba est en effet critique », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point-presse quotidien. « Les méthodes asphyxiantes des États-Unis causent beaucoup de difficultés pour le pays », a-t-il ajouté, précisant que la Russie discute avec les autorités cubaines pour apporter son assistance. « Nous sommes en contact intense avec nos amis cubains via des canaux diplomatiques et nous discutons des possibles solutions à ces problèmes, au moins d’une aide possible de la Russie », a-t-il déclaré.

Cuba est confrontée à une très sévère crise énergétique après la fin de l’approvisionnement en pétrole par le Venezuela, sous pression américaine, et les menaces de Washington de frapper de droits de douane les pays lui vendant du pétrole. Le gouvernement cubain a en outre annoncé vendredi une batterie de mesures d’urgence, dont la semaine de quatre jours, la pratique du télétravail dans les administrations et les entreprises d’État, ainsi que des restrictions sur les ventes de carburant.

Après avoir tari les livraisons depuis le Venezuela suite à la capture du président Nicolas Maduro début janvier, Donald Trump a signé, fin janvier, un décret annonçant que les États-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Il a également assuré que le Mexique, qui fournit du pétrole à Cuba depuis 2023, allait cesser de le faire. Pour justifier sa politique, Washington évoque une « menace exceptionnelle » que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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