Après la signature du traité avec le Mercosur, le président du Conseil de l'UE se rend en Inde






Accord Commercial Historique

« Nous sommes au seuil d’un accord commercial historique », a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

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Anotnio Costa, le président du Conseil de l'UE, le 22 janvier 2026, à Bruxelles.
Anotnio Costa, le président du Conseil de l’UE, le 22 janvier 2026, à Bruxelles. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Un nouveau traité de libre-échange pour l’Union européenne après le Mercosur ? Le président du Conseil européen António Costa est arrivé dimanche 25 janvier en Inde, alors que les deux mastodontes économiques cherchent à conclure un accord de libre-échange, couronnant près de deux décennies de négociations. António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sont les invités d’honneur des célébrations de la Fête de la République à New Delhi lundi, avant un sommet UE-Inde mardi où ils espèrent sceller l’accord, qualifié de « mère de tous les accords ».

L’Inde, pays le plus peuplé au monde, est en passe de devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international. Alors que l’UE y voit un marché important pour l’avenir, New Delhi considère Bruxelles comme une source clé de technologies et d’investissements dont elle a grand besoin pour accélérer la modernisation de ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois.

« Nous sommes au seuil d’un accord commercial historique », a déclaré cette semaine Ursula von der Leyen. Le commerce bilatéral de biens a atteint 120 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, selon les chiffres de l’UE, avec 60 milliards d’euros supplémentaires pour les services. Ce serait une victoire majeure pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent toutes deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles à l’exportation chinois.

Les négociations sont cependant toujours en cours, les discussions se focalisant sur quelques points de blocage, notamment l’impact de la taxe carbone aux frontières de l’UE pour ses importations d’acier, ainsi que les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile. New Delhi a tenté ces dernières années de réduire sa dépendance à l’égard de la Russie pour les équipements militaires clés, en diversifiant ses importations et en renforçant sa base industrielle nationale. L’Europe fait de même vis-à-vis des États-Unis.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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