Après la mort d'Inès Mecellem, des fleurs avaient été déposées devant son domicile.





Rapport de l’Inspection Générale de la Justice sur le cas d’Inès Mecellem

L’Inspection générale de la Justice vient de publier un rapport sur les défaillances de la police et du parquet poitevins dans l’affaire de la mort d’Inès Mecellem. La jeune femme avait été poignardée à son domicile le 8 septembre dernier après avoir déposé plusieurs plaintes. Sa famille réagit.

Une enquête sur les défaillances

Le rapport, qui fait état d’une inspection diligentée pour comprendre pourquoi les dispositifs de protection n’avaient pas permis de prévenir l’acte meurtrier, souligne que bien que la jeune femme ait pris des mesures de protection, elle n’a pas été suffisamment protégée. Inès Mecellem, renommée « A » dans le rapport, avait été retrouvée morte, victime de plusieurs coups de couteau dans son domicile de Buxerolles, en périphérie de Poitiers. Entre la plainte déposée le 10 juillet 2025 et son meurtre, elle avait apporté des compléments à sa plainte à plusieurs reprises, évoquant des menaces de mort de son ancien compagnon.

Problèmes de coordination et d’évaluation

Le document met en lumière divers problèmes, notamment une évaluation incorrecte et une anticipation insuffisante du “danger extrême pesant sur la victime”. Le manque de coordination entre les différents services de police et de justice a également été identifié comme une défaillance majeure. “L’analyse de la prise en charge de la situation de la jeune femme met en évidence des fragilités significatives dans l’évaluation du risque, le traitement des plaintes et la coordination judiciaire”, révèle le rapport.

L’enquête soulève également des défaillances au sein des services de police, qui n’ont pas pu être identifiées en raison du manque de coordination. Par exemple, la première plainte déposée par Inès Mecellem en juillet 2025 n’a pas été traitée comme il se devait : “la plainte a été traitée selon une logique purement administrative, sans analyse qualitative approfondie ni hiérarchisation du risque”.

Le téléphone grave danger, un dispositif mal utilisé

Le rapport démontre que des outils de protection existent, comme le téléphone grave danger, mais que leur efficacité dépend d’une coordination correcte, qui n’a pas fonctionné dans ce cas. Le rapport souligne la maladresse dans la gestion du téléphone grave danger attribué à Inès, illustre des problèmes d’organisation au sein du pôle dédié aux violences intrafamiliales.

Les réactions de la famille d’Inès

Contactée, Angélique Robert, la mère d’Inès Mecellem, exprime un mélange de soulagement et de colère. “Ce qui nous soulage, c’est que le rapport met en avant des dysfonctionnements du système et des erreurs d’individus. On le savait déjà, mais maintenant, on en a la certitude”, déclare-t-elle. Elle insiste sur le fait que ces erreurs, qui ont conduit à la mort d’Inès, ne devraient jamais être survenues.

Près de six mois après la disparition de sa fille, et alors que son assassin court toujours, elle se dit sceptique quant à l’opportunité d’une interpellation. “Ils l’avaient, ils l’ont relâché. Maintenant, il est dans la nature. Je pense qu’ils ne le retrouveront jamais”, déplore-t-elle.

Conclusion du rapport

En conclusion, le rapport mentionne que la procureure de la République de Poitiers, Rachel Bray, qui n’était en poste que depuis quelques jours lors des faits, a engagé une restructuration du pôle Violences intrafamiliales pour remédier aux insuffisances organisationnelles précédemment identifiées.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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