Écoles catholiques Lasalliennes : 165 victimes rapportées depuis les années 1950, d'après un






Violences dans le réseau catholique des Lasalliens

Un collectif d’anciens élèves affirme avoir recensé 165 victimes d’agressions sexuelles et physiques commises depuis les années 1950 dans 46 établissements du réseau catholique des Lasalliens, alors que ces individus étaient mineurs. Une déclaration qui survient un mois après un appel à témoins lancé par ce même collectif.

Des témoignages accablants

Les victimes évoquent des actes de viols, de tabassages, de tortures et d’autres actes de barbarie qu’elles auraient subis. Ces abus, selon le Collectif des victimes des Lasalliens, ont été facilités par un « climat de terreur institutionnalisé ».

Le collectif, constitué d’anciens élèves âgés aujourd’hui de 50 à 78 ans, a révélé le mois dernier des faits désormais prescrits, attribués à des religieux ou enseignants laïcs (la plupart étant décédés), et commis entre les années 1950 et le début des années 1990 dans des établissements des Frères des écoles chrétiennes, une congrégation qui gère actuellement 150 établissements privés sous contrat. Parmi ces établissements, quatre sont situés en Bretagne : le lycée Le Likès et l’école Saint-Corentin – La Salle à Quimper, l’école Jean-Baptiste de La Salle à Plouguerneau et le collège Saint-Antoine La Salle à Lannilis.

Appels à la reconnaissance et à la réparation

Le collectif demande à la congrégation de reconnaître sa responsabilité dans ce qu’il qualifie de violences « systémiques » et réclame la création d’un fonds de réparation de 100 millions d’euros. Il envisage également une action civile.

Certaines institutions sont qualifiées de « clusters effroyables », comme le souligne le collectif dans un communiqué : Passy-Buzenval (Rueil-Malmaison), Saint-Genès (Bordeaux et Talence), Le Likès (Quimper), PIC Béziers et surtout Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Rouen.

Surnommé « JB », ce dernier établissement abrite une école maternelle et élémentaire, un collège, un lycée général et un internat de 140 places.

Un nombre de victimes alarmant

Selon le collectif, les témoignages de 27 anciens élèves ont « permis d’identifier au moins cinq pédocriminels et une dizaine de bourreaux potentiels ». L’organisation estime que « plusieurs centaines » d’enfants pourraient avoir été victimes de crimes sexuels et que « plusieurs milliers » d’autres auraient subi des violences physiques et psychologiques.

La réponse de la congrégation

De son côté, la congrégation déplore cette campagne médiatique. Son avocat, Matthias Pujos, précise que « depuis sa création le 1er février 2026, le collectif n’a pas transmis à la congrégation un seul nom de victime qui aurait permis à la cellule d’écoute d’examiner la situation d’une nouvelle victime, laissant la congrégation circonspecte quant à l’objectif final recherché par ledit collectif ».

Depuis l’établissement de la cellule en 2014, celle-ci a enregistré 78 saisines, dont six reçues depuis début février concernant Rouen, émanant de personnes affirmant avoir été victimes de violences commises par des enseignants ou surveillants laïcs, et non par des Frères.

La congrégation indique qu’environ 70 dossiers ont déjà abouti à une indemnisation d’un montant total de près de 2,5 millions d’euros, conformément aux recommandations de la Commission reconnaissance et réparation (CRR).



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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