En Iran, Human Rights Watch met en garde : le bilan humain de la répression pourrait être "encore






Répétitions de la répression en Iran

D’après les informations recueillies par Human Rights Watch, le bilan humain de la répression en Iran risque d’être « encore pire » que les premiers décomptes. Mercredi 14 janvier, sur franceinfo, Bénédicte Jeannerod, directrice du bureau français de l’ONG, a alerté que selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), datant de mardi soir, 734 manifestants ont été tués dans la vague de répression du régime iranien, et plus de 10.000 arrestations ont eu lieu.

Des craintes accrus sur les violations des droits humains

« Les ordres de grandeur qui nous parviennent de l’Iran laissent penser que ce serait encore pire », affirme Bénédicte Jeannerod. Elle souligne que « recueillir les preuves des massacres est extrêmement compliqué en raison de la coupure d’internet qui plonge le pays dans un black-out. » La coupure totale des communications imposée par le pouvoir iranien dure depuis le 8 janvier.

« Et c’est exactement l’objectif des autorités : plonger le pays dans le noir pour pouvoir commettre leurs atrocités à l’abri des regards », ajoute-t-elle. « Notre équipe travaille sans relâche pour essayer de vérifier les informations, que ce soit à travers des vidéos qui circulent ou partagées avec nous, ou en tentant d’obtenir des témoignages directs. »

Systèmes de répression similaires aux précédentes vagues

Les autorités iraniennes utilisent la même méthode que lors des précédentes répressions, détaille Bénédicte Jeannerod, à savoir « une combinaison de meurtres de manifestants à grande échelle, des arrestations massives, une coupure d’internet pour dissimuler le bain de sang et l’utilisation de la peine de mort pour écraser la dissidence », le tout dans un climat « d’impunité totale. »

Inquiétudes relatives aux mauvais traitements en détention

Bénédicte Jeannerod se dit aussi particulièrement inquiète du risque de mauvais traitements de la part des autorités iraniennes envers les personnes arrêtées : « C’est très documenté par d’autres organisations et par la commission d’enquête de l’ONU. Une fois arrêtées, les personnes, y compris des enfants, sont soumises à des mauvais traitements. Il y a de la torture en détention avec l’extorsion d’aveux par la police et par les autorités. »



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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