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Interview de Sarah Abitbol

Publiée le .

Temps de lecture : 4 min – vidéo : 8 min

Sarah Abitbol, ancienne championne de patinage artistique, était l’invitée du 11h/13h sur Franceinfo, jeudi 5 février.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


France Télévisions :

Vous êtes une des stars de l’équipe de France de patinage artistique, en couple avec Stéphane Bernadis. Le bronze était votre métal au championnat du monde en 2000, sept fois au championnat d’Europe, et une fois l’argent, dix titres nationaux. Vous allez commenter cette fois certaines épreuves pour Radio France. On imagine votre excitation. Ça doit vous rappeler quelques souvenirs, ces Jeux Olympiques.

Sarah Abitbol, ancienne championne de patinage artistique :

Oui, c’est magnifique, c’est la plus belle compétition au monde, c’est universel. Au niveau audience, on est à des milliards de téléspectateurs dans le monde entier. C’est une expérience incroyable.

La pression des Jeux Olympiques :

Beaucoup de pression, oui ça c’est évident. Alors il faut arriver à se mettre dans sa bulle. C’est tous les quatre ans les Jeux Olympiques, c’est une pression supplémentaire. Je crois qu’un vrai champion, on le voit au moment où il est en forme à la minute M, à la seconde S. On se prépare pour ça pendant des années, depuis l’âge parfois de cinq ans, ça a été mon cas. C’est la plus belle compétition, beaucoup de pression, mais quand on est très bien préparé, on est dans sa bulle et tout ce qu’on veut, c’est patiner avec son cœur.

Une blessure malheureuse :

En 2002, vos Jeux Olympiques sont avortés avec cette rupture du tendon d’Achille en pleine préparation. Pour vous, vous étiez déjà aux États-Unis, dans l’Utah, c’était à Salt Lake City. Comment gère-t-on ça ?

Pour nous, quand on est vraiment dans la compétition, c’est presque une question de vie ou de mort. Ça nous prend tellement toute notre vie, toute notre passion… Je n’arrivais pas à analyser la situation et je me demandais pourquoi cela m’arrivait. Pourquoi, le jour des Jeux Olympiques, à la veille de l’ouverture du programme court, j’ai eu une rupture du tendon d’Achille ? J’ai eu vraiment du mal à me relever de cette blessure. J’ai été championne de France un an après et vice-championne d’Europe. J’allais à la patinoire avec mes béquilles pour faire des portées sur un pied, je n’avais pas le droit bien évidemment, mais j’avais en moi cette fougue et cette flamme de ne jamais arrêter et toujours croire en mes rêves. Mais il est vrai que cela a été très difficile pour moi d’analyser la situation et je pense que j’avais des flashs aussi qui me revenaient, et voilà, je n’ai pas pu effectivement effectuer ce championnat olympique.

Libération de la parole :

Dans un contexte très particulier qu’on a appris après, puisque vous avez été l’une des premières à libérer la parole, puis l’écoute d’ailleurs dans le mouvement « MeToo sport ». Quand vous avez entendu Gabriella Papadakis, qui fait de la danse sur glace, parler du sexisme ordinaire. Vous vous êtes dit quoi ? Vous vous êtes dit que cela a quand même évolué par rapport à ma génération, par rapport aux problématiques que nous, on a eues dans les années 80-90 ?

Oui, on a évolué. Il y avait des patineuses qui ont patiné notamment dans des spectacles ensemble. C’est vrai que ça a été un peu exceptionnel parce qu’elle a patiné avec une autre championne et elle veut vraiment que cette discipline, pourquoi pas, soit une nouvelle discipline dans le patinage artistique. Elle veut casser les codes. Les différents témoignages de Gabriella m’ont touchée très profondément et j’ai pu discuter avec elle la semaine dernière. C’était important pour moi et pour elle qu’on puisse parler de tout ce qu’elle a vécu et de la terrible souffrance aussi dans laquelle elle était. Aujourd’hui, elle se sent libérée et c’est très important pour sa santé mentale.

Conclusion :

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus.



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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