L'artiste Yaacov Agam au musée Guggenheim à New York où est présenté une rétrospective de son œuvre en 1980. (WWD / PENSKE MEDIA)






Décès de Yaakov Agam : Un pionnier de l’art cinétique

Pionnier de l’art cinétique, l’artiste israélien Yaakov Agam est décédé à l’âge de 98 ans, a annoncé le maire de Rishon Letzion, sa ville natale, sur les réseaux sociaux le 21 juin 2026.




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L'artiste Yaacov Agam au musée Guggenheim à New York où est présentée une rétrospective de son œuvre en 1980. (WWD / PENSKE MEDIA)
L’artiste Yaacov Agam au musée Guggenheim à New York où est présentée une rétrospective de son œuvre en 1980.
(WWD / PENSKE MEDIA)

« J’ai été attristé d’apprendre le décès de l’un des enfants de notre ville, lauréat du Prix d’Israël et l’un des artistes les plus grands, influents et novateurs, Yaacov Agam, de mémoire bénie », a écrit Raz Kinstlich sur sa page Facebook.

Agam, qui s’est éteint à l’âge de 98 ans après une vie longue et riche, était l’un des artistes les plus célèbres et les plus importants de sa génération. Natif de Rishon Letzion, Yaakov Agam (de son vrai nom Gibstein) avait étudié en Suisse et en France. Après s’être installé à Paris, il avait entamé une carrière de sculpteur et d’artiste cinétique, côtoyant Brancusi, Marc Chagall et André Breton.

Une de ses œuvres phares, le Salon Agam, conçu pour le palais présidentiel de l’Élysée, figure encore dans les collections du Centre Pompidou à Paris. « Agam est devenu l’une des figures les plus marquantes de l’art cinétique mondial. Ces œuvres gigantesques essaiment de par le monde, de Tel-Aviv (où il a réalisé une irrésistible fontaine mélangeant eau et feu sur la Place Dizengoff) à La Défense (en 1977, il crée une fontaine en mosaïque sur le parvis) en passant par Cleveland ou Leverkusen », peut-on lire sur le site du Centre Georges Pompidou.

La salon privé réalisé par l'artiste israélien Yaacov Agam pour le palais de l'Elysée en 1974 présenté au Centre George Pompidou à Paris, en avril 2011. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)
La salon privé réalisé par l’artiste israélien Yaacov Agam pour le palais de l’Elysée en 1974 présenté au Centre George Pompidou à Paris, en avril 2011.
(FRANCOIS GUILLOT / AFP)

« La seule langue que je parle c’est le visuel. La parole trahit, car les mots viennent de la bouche, et la bouche vient de l’estomac… Les yeux font partie de l’âme. Si vous regardez avec les yeux vous regardez avec l’âme », avait dit Yaakov Agam en 2020 lors d’un entretien avec le Centre d’art.

Récipiendaire du prestigieux Prix d’Israël en avril 2026, il avait déclaré lors de la remise du prix que « la créativité est le fondement du judaïsme ».



FONTE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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