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Réaction du gouvernement après les débordements suite à la victoire du PSG

Après les débordements consécutifs à la célébration de la victoire du PSG en Ligue des champions le week-end dernier, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu la volonté de l’exécutif de faire supporter aux auteurs des dégradations le coût des dommages causés.

« Ce n’est pas à moi de payer pour ces cassos »

Invitée de CNews le jeudi 4 juin, Maud Bregeon a exprimé son incompréhension face à la nécessité de demander aux citoyens de « payer pour une minorité qui pille des commerces ou brûle des voitures ». Elle a insisté sur le fait que ceux qui commettent ces actes de vandalisme doivent assumer leurs responsabilités financières, y compris par un prélèvement sur certaines prestations sociales. Cette déclaration fait suite aux violences survenues lors des célébrations de la victoire du PSG, durant lesquelles 416 personnes ont été interpellées, dont 283 à Paris, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Des véhicules ont été incendiés, des arrêts de bus dégradés, et du mobilier urbain détérioré, malgré la mobilisation de 22.000 policiers et gendarmes, dont 8.000 dans la capitale et son agglomération.

Un cadre législatif à l’étude

Maud Bregeon a également exprimé l’importance d’une approche « sans aucun tabou » pour protéger les citoyens. Elle a déclaré : « Si cela doit passer par les faire payer au cas par cas, indépendamment de leur situation personnelle ou familiale, il faut le faire ». Le ministre Sébastien Lecornu a été chargé de préparer les textes nécessaires à cette fin. Le Premier ministre a, quant à lui, évoqué devant l’Assemblée nationale que « notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de ces dégradations » et a demandé au gouvernement de travailler à un « cadre législatif » permettant d’organiser le remboursement des dégâts par les responsables, y compris via les prestations sociales.

Des sanctions sévères en place

Pour rappel, la destruction ou dégradation d’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende, sauf en cas de dommage léger. Les inscriptions ou graffitis non autorisés peuvent entraîner une amende de 3.750 euros, ainsi qu’un éventuel travail d’intérêt général. En cas d’infraction commise en réunion ou avec dissimulation du visage, les peines peuvent atteindre cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Les sanctions peuvent aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende en cas de cumul de circonstances aggravantes.

Maud Bregeon a déclaré : « On participe à un effort collectif pour les services publics, pour les hôpitaux, pour les écoles. Tout cela est normal, c’est la beauté du système français », tout en affirmant que le principe même de société serait remis en cause si de telles injustices persistaient.



SOURCE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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