Employer une aide à domicile pourra désormais coûter plus cher à certains séniors



À partir de 2026, les septuagénaires ne bénéficieront plus de l’exonération de charges patronales pour l’emploi d’aides à domicile. Cette décision, prise par le ministère du Travail, répond à l’idée que cette exonération ne remplit plus son rôle.

Employer une aide à domicile pourra désormais coûter plus cher à certains seniors

Déterminer un âge à partir duquel les Français auraient besoin d’une aide dans leurs tâches quotidiennes n’est pas une tâche simple. Cependant, le gouvernement a établi un nouveau seuil à 80 ans, modifiant ainsi l’ancien seuil de 70 ans, par un décret du 8 avril, qui s’appliquera rétroactivement depuis le 1er janvier 2026.

Autrefois, toute personne âgée de 70 ans ou plus ne payait aucune cotisation patronale pour l’embauche d’un aide à domicile, qui peut intervenir pour des tâches variées allant des courses aux travaux ménagers. Désormais, cet abattement se limitera aux foyers comptant au moins un membre de 80 ans ou plus. Les autres aides pour les personnes en situation de handicap, ainsi que le crédit d’impôt pour les employeurs, seront maintenus.

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Allongement de l’espérance de vie

Pour les septuagénaires concernés, cette nouvelle mesure pourrait engendrer un surcoût de 15 à 20 %, d’après les calculs du média spécialisé Notre Temps. Par ailleurs, le gouvernement espère réaliser 100 millions d’euros d’économie grâce à ce changement. Les responsables de cette décision justifient que le dispositif actuel servait de niche sociale de manière inappropriée, permettant à certaines personnes de ne rien payer pour la protection sociale de leurs employés à domicile en fonction uniquement de leur âge, et ce, sans tenir compte de leurs revenus ou de leur fragilité.

Le ministère souligne que cette réforme vise à recentrer les dispositifs sur ceux qui en ont véritablement besoin – bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap, parents d’enfants handicapés, familles en difficulté, etc.

La Cour des comptes considérait depuis longtemps ce dispositif comme une niche fiscale qui ne remplissait plus son rôle d’origine : aider les personnes dépendantes et dotées de faibles ressources à s’offrir une aide à domicile. Créée en 1985, cette exonération avait été initialement fixée à 60 ans. L’espérance de vie étant moins élevée à cette époque, elle a été modifiée en 1992, passant à 70 ans. Le passage à 80 ans avait déjà été envisagé dans le projet de loi de finances de 2020, mais avait été abandonné.

Aujourd’hui, le gouvernement estime que la création de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) dans les années 80 remplit un rôle équivalent à cette exonération de charges.



SOURCE

By Julien Moreau

Je suis journaliste et rédacteur en chef basé en France, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des médias. Je travaille actuellement comme rédacteur pour un média d’information en langue française, spécialisé dans l’actualité nationale et internationale. Mon objectif est de proposer une information rigoureuse, claire et vérifiée, au service des lecteurs.

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